L’affaire de la mort tragique du jeune Badr Boljouahel, survenue à l’été 2023 dans le parking d’un restaurant huppé de Casablanca, connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Lors de l’audience tenue mercredi devant la chambre criminelle d’appel près la Cour d’appel de Casablanca, l’un des coaccusés a livré un témoignage accablant qui relance le débat sur le rôle exact de chacun dans cette nuit dramatique.
Face à la cour, le prévenu Ahmed S. a affirmé que c’est bien le principal accusé, Achraf S., déjà condamné à la peine capitale en première instance, qui se trouvait au volant du véhicule ayant mortellement percuté la victime. Selon ses déclarations, ce dernier conduisait toujours la voiture depuis qu’il le connaissait, balayant ainsi toute ambiguïté sur l’identité du conducteur au moment des faits.
Le même accusé a décrit une soirée marquée par l’alcool, la cocaïne et des manœuvres dangereuses dans le parking, lesquelles auraient déclenché une altercation avec Badr. Il a également soutenu que, dans les instants ayant suivi le drame, le principal mis en cause aurait retiré les plaques d’immatriculation avant de prendre la fuite à vive allure, au risque de heurter d’autres personnes présentes sur les lieux.
Plus troublant encore, Ahmed S. a évoqué devant la justice de présumées tentatives de pression visant à le faire changer de version, ainsi que des confidences attribuées à l’accusé principal sur de précédents accidents mortels. De son côté, Achraf S. campe sur sa ligne de défense et affirme ne plus se souvenir des circonstances du drame. Une posture qui entretient, plus que jamais, l’émotion et la colère des proches de la victime.


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