La vie chère est devenue une nouvelle fois le sujet de prédilection lors des discussions ramadanesques, un sujet aggravé par la poursuite de la guerre et ses conséquences.
Brusquement et depuis les premières attaques sur l’Iran, les marchés se sont enflammés de manière conséquente avec les répercussions attribuées au conflit sur le pouvoir d’achat de citoyens déjà désarçonnés par l’augmentation des dépenses du mois sacré.
Légumes, fruits, poissons et viandes… l’inflation bat son plein depuis plusieurs jours sans répit alors que les familles sont entrées dans le dernier tiers du Ramadan qui normalement devrait voir les prix se stabiliser, mais malheureusement ils en sont encore loin et ne risquent pas de l’être à court et moyen terme avec la poursuite de la guerre.
Ceci d’autant plus que les prix du carburant sont sur le point de suivre également une tendance haussière forte avec une augmentation de 2 Dh le litre.
Dans la crainte de vivre une inflation persistante en raison des retombées directes sur le transport qui répercutera cette hausse à la pompe sur tous les approvisionnements, l’on imagine que cet effet domino n’annonce rien de bon pour le portefeuille du consommateur dont le moral est déjà au plus bas devant l’amoncellement de ces mauvaises perspectives qui s’assombrissent de jour en jour avec une forte inquiétude.
La situation a fait soudainement sortir de leurs gonds les syndicats dont certains menacent de lancer des grèves si le gouvernement ne maîtrise pas ces hausses en cascade et s’il ne sort pas de son silence pour les informer sur ce qui les attend dans les prochaines semaines en disséquant les divers scénarios des menaces et risques existants. Mais comment l’envisager avec un gouvernement sur le départ, qui plus est, peu familiarisé avec le langage de vérité ?
Par Jalil Nouri



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