À partir du lundi 13 avril, les adouls seront en grève illimitée et appellent à un sit-in devant le Parlement, après avoir attendu en vain une médiation du chef de l’Exécutif.
Devant l’absence de réponse de ce dernier, ils s’estiment en droit de hausser le ton et de passer à la vitesse supérieure en gelant totalement leur activité jusqu’à nouvel ordre.
Profitant de l’ouverture du Parlement pour la session de printemps et après une première grève, les concernés espèrent ainsi alerter les parlementaires sur leur mouvement, au moment où le texte de la réforme de leur profession est sur le point d’être voté. À l’opposé des avocats qui, eux, ont été reçus par Aziz Akhannouch, qui les a écoutés et pris leur dossier en main, les adouls désespèrent de le voir les recevoir avant son départ.
Leurs associations s’apprêtent, en désespoir de cause, à occuper l’espace public dans les prochaines semaines, selon un programme national de mobilisation devant les tribunaux et le ministère de la Justice, car le temps joue contre eux. Une fois le texte voté, ils ne pourront pas espérer voir la loi révisée en leur faveur ni leurs revendications prises en compte, notamment celles portant sur une meilleure adaptation aux évolutions de leur métier, qui se trouve, il est vrai, marginalisé par le ministère de la Justice.
Ce durcissement intervient malheureusement pour les citoyens à une période de l’année où ils ont le plus recours aux adouls pour la rédaction des actes de mariage, notamment durant l’été, période marquée par un pic des unions avec le retour des Marocains résidant à l’étranger. Face à un tel blocage, ce bras de fer risque de s’inscrire dans la durée.
Par Jalil Nouri



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