La Royal Air Maroc fait partie des compagnies aériennes les plus impactées dans le monde par la Guerre du Golfe et se voit obligée de supprimer ses vols dans cette région après avoir accumulé des pertes sèches qui la pousseront à revoir son plan ambitieux de développement, mais il est un autre facteur pesant lourdement dans la balance.
Il faut savoir que la compagnie nationale s’est lancée, à cet égard, avant la guerre, à une politique d’expansion dépassant le cadre de la Coupe du monde de football 2030 au Maroc, bien que souffrant à l’extrême du manque de pilotes après en avoir licenciés.
N’en formant plus, curieusement, dans son centre de formation dont les portes ont fermé définitivement en raison d’une gestion hasardeuse et de cafouillages.
La RAM est obligée aujourd’hui d’en chercher ailleurs en s’appuyant sur un cabinet britannique de conseils en recrutement, avec l’objectif d’engager 50 pilotes étrangers cette année pour ses appareils de type Boeing 737 Next Generation et 100 pilotes étrangers par an d’ici 2037 pour combler le déficit qui sera lourdement creusé avec l’achat d’une longue liste de plusieurs dizaines d’appareils du même constructeur.
Bafouant les règles en vigueur dans l’aérien, la compagnie a pris à contre-courant, avec des conséquences graves pour la sécurité des passagers, la décision de rappeler ses pilotes retraités marocains dont l’âge dépasse largement les 60 ans.
Pour assurer la relève actuelle et se débarrasser de cette épine du pied, la RAM projette, selon une source interne, d’avoir recours aux Forces Armées Royales pour la formation des pilotes marocains, une décision incompréhensible qui suscite moult interrogations alors que sa défunte académie constituait un vivier suffisant, parmi les plus fertiles du continent africain. Difficile de trouver une logique dans cette gestion.
Par Jalil Nouri












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Très bref,très concis et très professionnel.
Merci Mr Nouri de tirer la sonnette d’alarme.