L’Office National des Aéroports, ONDA, croyait très bien faire en invitant ce début de semaine, l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, à venir réunir à Marrakech pas moins de 1500 participants pour un symposium destiné à soutenir son action.
Avant ce rendez-vous, l’ONDA se vantait encore quelques heures auparavant d’avoir porté son taux de conformité aux normes internationales de 67 à 87 % avec une assurance éhontée, alors qu’il y a un peu plus d’une semaine, l’aéroport de Tanger a frôlé la catastrophe en raison d’une panne générale d’électricité dont les raisons n’ont toujours pas été avancées. La moindre des réactions aurait été de communiquer sur ce grave incident et exprimer ses regrets pour tous les vols déroutés cette nuit-là et les nombreux désagréments causés aux passagers et équipages ayant craint le pire sur le moment.
Il est bien naturellement recommandé d’inviter pour la tenue d’un événement international à Marrakech, cela est devenu courant et de bon aloi, mais le faire après une panne d’électricité en dehors de toutes les normes édictées par l’organisateur de l’événement, l’OACI elle-même, voilà qui relève d’un aplomb ou culot et d’un manque d’appréciation en matière de stratégie de communication. Car naturellement aussi, les 1500 présents à ce symposium ne manqueront pas, de toute évidence, de traiter de cette question de la panne d’électricité d’un aéroport en se référant à celui de Tanger.
Comme l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, l’ONDA peut se remercier pour cette mauvaise publicité dans un événement financé par le contribuable marocain. Quant aux conséquences de la panne, le dossier n’est pas clos et l’OACI pourrait bien s’en saisir pour adresser un blâme à l’imprudent Office marocain des aéroports qui n’a pas encore opéré une mue salvatrice et indispensable.
Dans le domaine de l’aérien toujours et sa sécurité, les retards marocains sont légion et les systèmes actuels dépassés, comme le souligne avec pertinence et conviction l’expert international en aéronautique, Faiçal Ziane, quand il recommande à l’administration de faire converger sa réglementation avec celle de l’Europe EASA avec une formation qui doit impérativement, précise-t-il, se faire en anglais. Cette mesure à prendre sans attendre permettra, entre autres, de réduire le temps de vol des équipages pour une meilleure sécurité, alors que pour parvenir à une sécurité optimale telle que préconisée par ce consultant en aviation civile, il est urgent de revoir le système d’attribution du CSS, le certificat de sécurité et de sauvetage, en lui apportant des modifications devenues plus que nécessaires. Toutes ces questions seront inévitablement abordées lors de ce symposium, bien qu’il tombe très mal après la panne.
Par Jalil Nouri



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Bravo Mr Nouri.Tout est très bien dit dans la langue de Molière.
Merci encore une fois
Monsieur Fayçal Ziane lui même 🙂
la pesronne qui a communique ces infos au journliste ne connait rien a l »aviation civile et son intention est de nuire à l’image de l’ONDA et celle de l’aviation civile au maroc.