Le roi Mohammed VI a nommé ce mardi le nouveau secrétaire général du Conseil supérieur des Oulémas, El Yazid Er-Radi, en remplacement de Mohammed Yessef, atteint depuis longtemps par la limite d’âge et qui s’est résigné, pour des raisons de santé, à passer le flambeau dans un contexte de retard enregistré dans plusieurs projets en cours.
Le premier à retenir est sans aucun doute celui de la réforme du Code de la famille, plus connu sous le nom de Moudawana, dont les premiers échos ont été mal interprétés par les Marocains, peu familiarisés avec les textes religieux de ce type, qui méritent des efforts pédagogiques et une large sensibilisation. Mais au-delà de ces spéculations toujours présentes, c’est surtout le long retard pris dans l’élaboration du nouveau texte qui interpelle, probablement en raison de divergences profondes entre les membres de ce Conseil supérieur des Oulémas, qui commençait à donner une impression de surplace à force de tergiverser.
Il est fort probable que, sur orientations royales, l’arrivée du nouveau chef des Oulémas, après le Commandeur des Croyants, donnera un coup d’accélérateur aux projets en souffrance, tout en insufflant une nouvelle dynamique de travail pour répondre avec plus d’intensité à sa mission et apporter des réponses convaincantes et persuasives aux questions légitimes que se posent les Marocains sur des sujets cruciaux et récurrents, comme celui de la réforme du Code de la famille, dont la version finale ne devrait plus tarder à voir le jour avec cette nomination.
Très discret et réservé, ce Conseil supérieur des Oulémas, qui ne relève que du seul Commandeur des Croyants, reste peu disert sur ses activités et ses décisions, soumises pour être entérinées au souverain, seul habilité à décider de soumettre, à titre consultatif, des projets de réforme à l’appréciation de ce conseil de doctes sages.
Par Jalil Nouri












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