Leila Benali, la ministre en charge de la Transition énergétique, a voulu, lors de sa dernière intervention au Parlement en début de semaine, d’abord rassurer, faussement, les consommateurs marocains sur l’évolution du marché des carburants en période de guerre. Mais elle s’est surtout gardée de les prévenir qu’une nouvelle augmentation interviendrait plus tôt qu’ils ne le pensent et, surtout, qu’ils ne le redoutent.
Refusant de s’étaler sur les prix actuels et la double hausse enregistrée en l’espace de 15 jours, alors que les rumeurs d’un gasoil à plus de 18 dirhams sous peu s’amplifient, la ministre s’est contentée de rappeler des évidences lors de son récent passage au Parlement, qui lui a valu une volée de bois vert pour son excès d’assurance. Finalement, la hausse ne sera pas à ce niveau, mais elle interviendra tout de même.
À la différence du Conseil de la concurrence, analysant avec une précision d’orfèvre la situation, la ministre s’est limitée à évoquer l’existence d’un stock de 90 jours, en réalité plus proche de 60 actuellement, et à tenter de convaincre que la réouverture de la Samir ne ferait pas baisser les prix, contrairement à ce que ses syndicats continuent d’affirmer.
La responsable gouvernementale n’a pas hésité à préciser que la résilience du Maroc en la matière est à attribuer à la diversification de son approvisionnement, loin de ses sources principales du Golfe. À la limite, la ministre semblerait conseiller de ne pas trop se plaindre des dernières augmentations, qu’elle jugerait presque normales, avec des prix qui ne reviendront pas à leurs niveaux antérieurs — de quoi susciter l’incompréhension, voire l’agacement.
À défaut de rassurer les citoyens consommateurs avec pédagogie sur les scénarios à envisager en cas de poursuite de la guerre, notamment avec un éventuel blocage du détroit d’Ormuz évoqué par les analystes géopolitiques, Leila Benali a tenté de faire passer un message implicite : il faut s’attendre à tout. Une situation hors de contrôle, ni pour le gouvernement ni pour les pays producteurs de pétrole, avec en filigrane un seul conseil : préparez-vous à des prix imprévisibles et inconnus pour les carburants, à l’exception peut-être du gaz.
C’est d’ailleurs ce qui s’est produit, presque en catimini, quelques jours plus tard. D’où cette question, désormais posée : faut-il encore croire à la parole de l’actuelle ministre de la Transition énergétique, Leila Benali ?
Par Jalil Nouri












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Nous avons un detroit propre à ntre pays qui s’appelle le detroit de la rente qui se fait sans scrupule au detriment de 95% de la population marocaine , c’est bien malheureux pour ne allez jusqu’à dire scandaleux
le baril aujourd’hui est a 91 usd brent si accord est conclu entre les usa et l’Iran en prolongeant la trêve il descendra à moins de 90usd
ce gouvernement ne fait rien pour protéger le citoyen rien… au moins ils devraient suivre l’exemple de l’Espagne et de l’Italie
Que vous le vouliez ou pas, que vous l’acceptiez ou pas, de toute façon, guerre ou pas guerre, le pétrole est une denrée qui se rarefie et qui deviendra de moins en moins accessible au consommateur.
Raison pour laquelle ce type d’événement est une bonne occasion pour réfléchir et mettre en place rapidement dans le Royaume des alternatives crédibles et efficaces.