Quel crédit accorder aux annonces de la Maison Blanche concernant un éventuel accord sur l’uranium enrichi iranien ?
Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que l’Iran aurait accepté de céder son uranium enrichi, l’une des principales exigences de Washington dans le cadre des négociations en cours avec Téhéran. Une déclaration forte, mais qui appelle à la prudence, tant le dossier reste complexe et entouré d’incertitudes.
“Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire”, a déclaré Donald Trump lors d’un point presse à la Maison Blanche, évoquant par ailleurs de “très bonnes chances” d’aboutir à un accord global mettant fin aux tensions actuelles.
Dans le même temps, le président américain a évoqué un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël, se disant confiant quant à son respect par le Hezbollah. Il a également indiqué son intention d’inviter les dirigeants des deux pays à Washington afin de consolider cette trêve.
Du côté de la Maison Blanche, l’optimisme est affiché. La porte-parole Karoline Leavitt a récemment souligné des avancées encourageantes dans les discussions, tandis qu’un nouveau cycle de négociations avec l’Iran pourrait se tenir prochainement au Pakistan.
Cependant, au-delà des déclarations, les divergences restent profondes. Les États-Unis insistent sur la limitation du programme nucléaire iranien, le contrôle des missiles balistiques et certaines garanties sécuritaires, en contrepartie d’un allègement des sanctions. De son côté, Téhéran conditionne tout accord à la levée complète des sanctions, à la fin des opérations militaires dans la région et à un rôle accru dans le contrôle du détroit d’Ormuz.
Dans ce contexte, les annonces américaines apparaissent autant comme un signal politique que comme une avancée concrète. Reste à savoir si elles traduisent une réelle percée diplomatique… ou une communication stratégique.
Hafid Fassi Fihri avec la MAP



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