Le vice-premier secrétaire général du parti islamiste de la Justice et du Développement (PJD) a livré, lors d’une récente sortie médiatique, son analyse à l’approche des prochaines élections législatives.
À l’inverse du numéro un, Abdelilah Benkirane, son bras droit Driss El Azami El Idrissi adopte un ton plus mesuré et réaliste, évitant les envolées lyrico-religieuses du premier pour dresser un tableau plus ou moins objectif du paysage politique dans l’ère post-Akhannouch, où le RNI et le PAM restent les principaux adversaires à battre.
Habitué à manier les chiffres, comme il l’a démontré lors de ses responsabilités gouvernementales passées avant de devenir le “Monsieur finances” du parti, il se distingue par des déclarations directes et sans détour.
Dans un entretien accordé à Médias24, il estime qu’il convient d’éviter d’enterrer prématurément le PJD, comme le font certains adversaires, et affirme que le parti peut revenir plus fort. Il reconnaît toutefois, à la différence de Benkirane, que la chute spectaculaire du PJD, passée de la direction du gouvernement à une présence marginale au Parlement, relève d’une responsabilité interne. Selon lui, les dirigeants du parti ont manqué de lucidité en ne percevant pas la fin d’un cycle politique et l’érosion progressive de leur base électorale.
Se voulant rassurant, El Azami El Idrissi évoque une phase de reconstruction en cours, encore à confirmer, avec un rajeunissement annoncé des candidats, une couverture élargie des circonscriptions et l’introduction de nouveaux profils. Il promet également une campagne soutenue, axée sur le réalisme et éloignée des promesses excessives.
Reste toutefois une interrogation majeure : l’image persistante d’un leadership incarné par Benkirane, dont les prises de parole, souvent jugées agressives et datées, pourraient peser face à un électorat de plus en plus jeune et exigeant.
Par Jalil Nouri












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Le PJD va certainement améliorer ses statistiques électorales au détriment du RNI au regard du bilan économique désastreux de sa période de gestion.