La chambre criminelle d’appel près la Cour d’appel de Rabat a rendu son verdict dans une affaire qui avait profondément choqué l’opinion publique dans la capitale. La juridiction a confirmé la peine de 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre d’une femme d’une quarantaine d’années, poursuivie pour le meurtre de son employeur, un homme âgé, dans le quartier Youssoufia.
Selon des sources concordantes, l’accusée, jugée en état d’arrestation, répondait de plusieurs chefs d’accusation, notamment homicide volontaire avec préméditation, atteinte à la dignité du corps de la victime, actes de barbarie ainsi que participation à une relation adultérine. La peine prononcée en appel vient ainsi confirmer celle déjà infligée en première instance en octobre dernier.
Tout au long de l’enquête préliminaire, de l’instruction puis des audiences, la mise en cause a tenté de défendre la thèse de la légitime défense. Elle a justifié son geste par une réaction à une tentative d’agression sexuelle qu’elle aurait subie de la part de la victime. Une version qui n’a pas convaincu la cour, laquelle s’est appuyée sur un faisceau d’indices, d’éléments matériels et de contradictions relevées dans le dossier pour retenir la gravité extrême des faits.
Le drame remonte à une affaire survenue dans une habitation du quartier Youssoufia. D’après les investigations, la victime, âgée de 104 ans, bénéficiait quotidiennement de l’assistance de cette femme, employée pour l’aider dans sa vie courante en raison de son âge avancé et de son état de santé. Mais les circonstances du crime ont rapidement suscité un vif émoi. Au-delà du geste fatal, les enquêteurs ont mis en évidence des sévices particulièrement choquants commis après la mort. L’accusée a en effet procédé à une mutilation du corps de la victime, allant jusqu’à sectionner son organe génital et à le déposer sur les lieux, un acte qui a profondément marqué les esprits par son caractère exceptionnellement violent.
Après les faits, la suspecte avait pris la fuite, déclenchant une importante mobilisation des services de police de Rabat. Elle a finalement été interpellée puis déférée devant la justice. Sur place, les éléments de la police judiciaire, assistés par la police scientifique, ont procédé aux constatations d’usage avant le transfert du corps vers la morgue pour autopsie, sur instruction du parquet compétent.
Les conclusions médico-légales ont confirmé qu’il s’agissait d’un homicide accompagné d’atteintes graves à l’intégrité du corps de la victime. Avec cet arrêt, la justice met un terme, au stade de l’appel, à l’un des dossiers les plus troublants examinés ces derniers mois par les juridictions de Rabat, une affaire qui continue d’interroger par sa violence et ses circonstances hors norme.



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Horrible..quel degré de sauvagerie