Bien que toute l’attention de l’administration américaine reste focalisée sur la situation de guerre dans le Golfe, l’entourage du président Donald Trump tente, dans les prochains jours et semaines, d’arracher un accord définitif destiné à régler le dossier du Sahara.
On se souvient, à ce titre, que le climat était particulièrement propice à une dynamique diplomatique susceptible d’aboutir à des résultats concrets. Toutefois, le conflit en cours est venu reléguer ce dossier au second plan, alors que l’objectif initial était de parvenir à la signature d’un accord entre le Maroc, l’Algérie et le Polisario avant la fin du mois de mai. Une nouvelle donne semblait pourtant favorable, notamment après la déclaration d’un haut responsable du mouvement séparatiste, selon laquelle le plan d’autonomie proposé par le Maroc constituait la perspective la plus probable et bénéficiait d’un certain assentiment.
Cette évolution est de nature à accélérer les discussions et à faire gagner du temps au médiateur du président américain, le conseiller diplomatique Massad Boulos, afin de se concentrer sur les aspects techniques, notamment ceux liés à la force onusienne de la MINURSO, dont le rôle tend à évoluer sous l’effet des récents développements.
Dans ce contexte, une rencontre est déjà envisagée dans les prochains jours à Washington, réunissant les représentants des trois parties concernées — Marocains, Algériens et membres du Polisario — selon une formule déjà testée par le passé et ayant permis d’obtenir des avancées notables dans ce processus de règlement.
Dans un rapport de forces marqué par une Algérie moins en position d’imposer ses conditions, un Polisario en retrait et un Maroc conforté par son plan d’autonomie, l’optimisme semble de mise. Tous les indicateurs convergent vers la possibilité d’un « accord à maxima », susceptible d’ouvrir la voie à une paix durable dans la région.
Par Jalil Nouri












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