En attendant que la partie américaine prenne le relais pour un ultime round de discussions, retardé en raison de la guerre actuelle dans le Golfe, c’est le Conseil de sécurité de l’ONU qui rouvrira le dossier pour une nouvelle phase d’évaluation et de préparation.
Cette réunion à New York se penchera sur l’évolution du processus de règlement enclenché par la Maison Blanche dans ses derniers développements. Elle examinera également le calendrier du processus à la lumière de l’application du plan d’autonomie soutenu par ce même Conseil et tentera de trouver une issue favorable à la situation de la MINURSO, la force de maintien de la paix, dont la mission pourrait être réduite et réorientée.
Ces conclusions serviront de feuille de route pour la prochaine étape, sur laquelle le conseiller spécial du président Donald Trump, Massad Boulos, ainsi que la diplomatie américaine, fondent de grands espoirs afin de voir ce dossier connaître des avancées majeures vers une solution définitive, avec une mise en application du plan d’autonomie au Sahara marocain dès 2027.
Concernant le front séparatiste du Front Polisario, son rôle est désormais perçu comme appartenant au passé, même s’il reste sous la menace d’une éventuelle inscription sur la liste des organisations terroristes.
De son côté, Algérie, de plus en plus engluée dans ses crises internes, économiques et politiques, sur fond de dissensions préoccupantes au sommet de l’État, constate que sa voix est devenue inaudible dans ce débat et cherche une porte de sortie honorable, ainsi que les moyens de désarmer le Polisario afin qu’il retourne au Maroc.
Ce second semestre de l’année 2026 s’annonce donc comme celui des grandes annonces autour de ce dossier, dont une large partie de la communauté internationale entrevoit désormais une issue pacifique, avec l’espoir de mettre fin à l’un des plus anciens conflits de l’Afrique contemporaine.
Par Jalil Nouri












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