Maintenant que le premier d’entre eux, celui de Rabat–Salé, a été inauguré avec éclat hier, et en attendant que celui de Casablanca suive le même chemin à l’avenir, une question majeure se pose autour de ces prestigieux nouveaux grands théâtres publics : qui les dirigera, selon quel modèle de management et, surtout, avec quelle programmation ?
Le coût particulièrement élevé de leur réalisation ainsi que la sophistication de leurs équipements imposent une gestion professionnelle parfaitement structurée. De tels édifices nécessitent avant tout une véritable expertise en matière de rentabilisation, d’amortissement des investissements et de politique tarifaire, dans un contexte où le pouvoir d’achat d’une grande partie des Marocains reste limité.
Des discussions avancées auraient déjà été engagées avec des entités étrangères susceptibles d’assurer leur gestion, sur la base de cahiers des charges particulièrement exigeants. Les candidats ne devraient pas se bousculer pour une mission aussi complexe. Trouver un manager marocain disposant d’une solide culture artistique, d’une ouverture internationale et d’une expérience à la hauteur de ces infrastructures inédites dans le Royaume semble également relever du défi.
Une programmation strictement nationale paraît insuffisante pour couvrir les coûts de fonctionnement. Ces établissements devront donc accueillir, tout au long de l’année, des événements artistiques internationaux, des productions prestigieuses, ainsi que de grandes têtes d’affiche capables d’attirer un public diversifié, y compris étranger.
De la capacité à bâtir une programmation riche, variée et économiquement viable dépendra l’avenir de ces projets grandioses, qui honorent incontestablement le Maroc, mais soulèvent aussi des interrogations sur leur coût, leur accessibilité et les ressources humaines nécessaires à leur réussite.
Par Jalil Nouri



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Pas mieux que akhnouch et Benkirane
Monsieur Nouri, votre reflexion m’amène à quelques éléments d’intervention… Sachant que je connais assez bien le sujet sur le plan international. Ce type d’équipement n’est jamais rentable. Il est une réalité de coût. D’autre part la proammation est évidemment au coeur du sujet. Elle est internationale. C’est l’évidence…Et il ne s »agit pas de façon restrictive de couvrir les coûts de fonctionnement. Le pouvoir au Maroc passe son temps à décrire un imaginaire culturel d’envergure… Saus qu’à ce jour ul en est loin.