À Rabat, le marché relatif à l’entretien des espaces verts suscite déjà la controverse avant même l’ouverture des plis et le lancement effectif des travaux. En cause : des montants jugés particulièrement élevés pour des interventions présentées comme ordinaires et périodiques.
Il ne s’agit pas, selon les éléments disponibles, d’un vaste programme de réhabilitation ni d’un projet de transformation urbaine majeur, mais de simples opérations d’entretien courant. Pourtant, les chiffres avancés donnent l’impression d’un chantier d’une tout autre ampleur. Cette différence entre la nature des prestations et l’importance des budgets soulève de sérieuses interrogations.
Dans une capitale qui met en avant son attractivité, son embellissement et sa modernisation, cette affaire révèle une contradiction embarrassante. D’un côté, le discours officiel insiste sur la rationalisation des dépenses publiques. De l’autre, certains marchés affichent des coûts difficiles à justifier au regard des travaux annoncés.
La question devient alors inévitable : qui profite réellement de ces marchés et de ces transactions ? Les citoyens, en droit d’attendre une gestion rigoureuse de l’argent public, peuvent légitimement s’interroger sur la méthode de calcul, les critères d’évaluation et les bénéficiaires finaux de ces budgets.
Au-delà de l’entretien des jardins et des espaces verts, ce dossier pose une question plus large : celle de la gouvernance locale. La dépense publique doit répondre à un besoin réel, mesurable et transparent. Lorsqu’un marché ordinaire prend l’apparence financière d’un grand projet, le doute s’installe.
À Rabat, cette affaire place donc la gestion municipale sous le regard critique de l’opinion, bien avant que les premiers travaux ne commencent.



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Toujours les mêmes qui profites et qui ont pas beaucoup d’années d’expérience dans les infrastructures sportives