Bien qu’ils tentent, tant bien que mal, de se présenter aux élections de septembre sous les traits de la jeunesse et aux couleurs de nouveaux arrivants recrutés à la rescousse, les partis politiques, toutes tendances confondues, recourent souvent à un simple saupoudrage pour donner l’illusion du changement.
Mais la réalité est là pour les contredire. Comme à chaque échéance électorale, il leur est difficile de se passer des services rendus par les notables et des valeurs sûres de leur vivier électoral, considérés comme des garanties de victoire dans leurs fiefs respectifs.
Les premiers candidats annoncés par certaines formations confirment déjà cette mainmise des figures traditionnelles, au détriment de jeunes recrues qui patientent encore dans l’attente de la bénédiction des états-majors de leurs partis pour espérer affronter les anciens du Parlement.
Bien que l’argent soit censé disparaître comme moyen d’influence et de réussite dans les urnes, le maintien de candidats fortunés dans plusieurs circonscriptions, souvent connus pour leurs largesses, laisse penser que le contrôle risque de demeurer inopérant face à certaines pratiques.
L’achat de voix pourrait ainsi continuer à gangrener plusieurs campagnes électorales, porté par des candidats réputés pour distribuer des faveurs et organiser de grands festins afin de séduire l’électorat. À observer la tenue de certaines réunions partisanes dans plusieurs régions, il apparaît clairement que les vieilles habitudes ont la vie dure.
L’usage de l’argent, qu’il soit propre ou sale, continue d’alimenter les critiques depuis des décennies. Aucun parti n’échappe véritablement à cette réalité, et rares sont ceux qui ont réussi à s’en prémunir durablement.
Certes, l’arsenal de lutte contre l’utilisation illégale de l’argent lors des élections s’annonce plus sévère que par le passé. Mais si les partis eux-mêmes ne prennent pas la décision ferme de bannir ces pratiques de leurs rangs, il sera difficile d’espérer un véritable changement.
Par Jalil Nouri












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