La saison des arrivées massives des Résidents marocains à l’étranger (RME) s’annonce particulièrement compliquée cette année, en raison d’une combinaison de facteurs susceptibles d’impacter négativement l’opération Marhaba.
Outre les frais de transport qui devraient connaître une nette hausse, en raison de l’augmentation des prix du carburant en Europe liée à la guerre du Golfe et aux tensions autour du détroit stratégique d’Ormuz, les voyageurs devront également faire face à une probable révision à la hausse des tarifs de traversée maritime.
Mais au-delà de la question des coûts, ce sont surtout les risques de saturation aux frontières maritimes qui suscitent les plus vives inquiétudes.
Les nouveaux dispositifs biométriques mis en place dans l’espace Schengen pour le contrôle des voyageurs, récemment instaurés et encore en phase de rodage, pourraient fortement perturber les passages aux frontières. Ce nouveau système, qui peine encore à fonctionner de manière fluide, risque de devenir le principal point noir de l’opération Marhaba.
Selon plusieurs estimations, le contrôle de chaque passeport pourrait prendre en moyenne dix minutes, ce qui laisse craindre d’importants embouteillages dans les ports d’Algésiras, Tarifa, Almería et Sète.
Des milliers de véhicules pourraient ainsi se retrouver immobilisés pendant de longues heures, voire plusieurs jours, aux abords des ports, avec son lot de désagréments pour les familles et de potentiels problèmes sanitaires.
Alors que les pays concernés semblent sous-estimer l’ampleur de cette future crise logistique, de nombreuses familles marocaines vivant à l’étranger s’interrogent désormais sur le maintien de leurs déplacements estivaux vers le Royaume face à ces perspectives préoccupantes.
Par Jalil Nouri












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