Zaz a été enterré dans une atmosphère lourde, empreinte de recueillement et d’émotion. « Zaz » était le surnom affectueusement donné à ce chauffeur de petit taxi, septuagénaire, sauvagement assassiné en pleine nuit cette semaine, alors qu’il était en service. Deux individus l’ont attaqué pour lui dérober sa modeste recette.
Comme ce surnom le suggère, cet homme, père de famille, était connu pour son élégance, toujours soigné dans sa tenue, affable et souriant. Il avait l’art de mettre ses clients à l’aise, les divertissant avec des anecdotes du terroir et des plaisanteries d’un autre temps, portées par son accent du sud du Maroc. Chaque course devenait, avec lui, un moment agréable, presque inoubliable. Il revendiquait avec fierté son identité : « Zaz », le seul et l’unique, parmi les chauffeurs de taxis rouges de la métropole atlantique.
Si l’un des agresseurs a été identifié et rapidement interpellé, le second est toujours en fuite. Mais au-delà de l’enquête en cours, c’est le choc et la colère qui dominent. La disparition brutale de Zaz, apprécié de tous, laisse une plaie béante dans la profession et relance avec acuité le débat sur la sécurité des chauffeurs de taxi, notamment la nuit. Ce drame intervient dans un contexte marqué par une hausse du sentiment d’insécurité, malgré le renforcement des moyens humains et matériels des forces de l’ordre, dont la rapidité d’intervention reste toutefois saluée.
Depuis ce crime, particulièrement choquant par sa violence et son caractère inhumain, la profession se mobilise. Les chauffeurs dénoncent unanimement les risques croissants auxquels ils sont exposés lors des services nocturnes. Certains vont jusqu’à réclamer l’autorisation de s’équiper de moyens de défense dissuasifs, ainsi que la mise en place de polices d’assurance spécifiques contre les agressions, devenues de plus en plus fréquentes.
Alors qu’une réforme du secteur du transport urbain se profile et que de nouvelles exigences encadrent déjà la profession, la question de la sécurité et de l’intégrité physique des chauffeurs s’impose désormais comme une priorité absolue. Le drame de Zaz pourrait bien marquer un tournant dans la prise de conscience collective.
Par Jalil Nouri












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