À l’approche de la saison du Hajj 1447 de l’Hégire, l’Arabie saoudite affiche une fermeté sans équivoque. Le ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé un renforcement des mesures à l’encontre des pèlerins qui tenteraient d’accomplir ce rite sacré sans autorisation officielle. Toute infraction aux règles en vigueur pourra désormais entraîner une amende pouvant atteindre 20.000 riyals, soit environ 50.000 dirhams.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie globale visant à encadrer rigoureusement l’organisation du pèlerinage, l’un des plus grands rassemblements religieux au monde. Les autorités saoudiennes entendent ainsi garantir la sécurité, la fluidité et le bon déroulement des rites dans un contexte marqué par une affluence massive de fidèles venus des quatre coins du globe.
Les sanctions ne se limitent pas aux amendes financières. Le ministère a également précisé que les résidents en situation irrégulière, pris en flagrant délit de participation non autorisée au Hajj, seront expulsés vers leurs pays d’origine et interdits d’entrée sur le territoire saoudien pour une durée pouvant aller jusqu’à dix ans. Une mesure dissuasive qui témoigne de la volonté des autorités de mettre fin aux pratiques contournant les quotas et les procédures officielles.
Dans ce cadre, le ministère des Habous et des Affaires islamiques a relayé ces dispositions en appelant les citoyens à se conformer strictement aux règles établies pour la saison 1447 H. Il a insisté sur l’importance de la coopération collective afin de préserver la sécurité des pèlerins et d’éviter tout débordement logistique ou sanitaire.
Face à ces nouvelles mesures, le message de Riyad est clair : le respect des procédures d’autorisation n’est plus une simple formalité administrative, mais une condition essentielle pour accomplir le pèlerinage dans un cadre sécurisé et organisé. Toute tentative de contournement sera désormais lourdement sanctionnée.












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