Le monde arabe perd l’une de ses voix les plus élégantes. Le chanteur égyptien Hani Shaker, surnommé le « Prince de la chanson arabe », est décédé à l’âge de 73 ans, à Paris, après un combat contre la maladie. L’annonce a rapidement provoqué une vague d’émotion dans les milieux artistiques et auprès d’un public qui l’a accompagné durant plus d’un demi-siècle.
Né au Caire en 1952, Hani Shaker s’est imposé très tôt comme l’une des grandes figures de la chanson romantique arabe. Avec sa voix douce, son interprétation maîtrisée et son style raffiné, il a su construire une carrière à part, entre fidélité à l’école classique égyptienne et capacité à toucher plusieurs générations. Son nom restera associé à des chansons devenues emblématiques, portées par une sensibilité rare et une présence scénique toujours sobre.
Son fils Sherif a confirmé la nouvelle sur les réseaux sociaux, exprimant la douleur d’avoir perdu non seulement un père, mais aussi un ami et un soutien. Ce témoignage intime a renforcé l’émotion autour de la disparition d’un artiste qui, au-delà de sa carrière, incarnait une certaine idée de la dignité artistique.
Ancien président du Syndicat des musiciens égyptiens, Hani Shaker n’était pas seulement une voix : il était aussi une figure institutionnelle, attachée à la défense de la chanson arabe et de ses valeurs. Sa disparition laisse un vide immense, mais son répertoire continuera de vivre dans la mémoire collective.



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