De retour d’un voyage dans les provinces sahariennes, dans le cadre d’un reportage sur l’atmosphère qui y règne à l’approche de la prochaine mise en œuvre du Plan d’Autonomie, un confrère de la presse britannique n’a pas caché que toute la population ne vit plus que dans l’attente de la date de ce changement majeur dans son histoire et son quotidien.
Les discussions qu’il a pu entendre, après traduction par son guide, dit-il, ne tournent désormais qu’autour des modalités qui précéderont cette transition, ainsi que du nouveau mode de gouvernance des territoires qui sera mis en place dans le cadre de la réorganisation des services publics, et de l’entité qui assumera réellement la responsabilité de ce nouveau chantier.
Bien que la sensibilisation de la population n’ait pas encore été officiellement lancée pour informer les citoyens de leurs droits et devoirs, le citoyen sahraoui cherche surtout à en savoir autant que possible sur les liens directs qu’il entretiendra avec le reste du pays, notamment avec le pouvoir central, et sur la pérennité des avantages dont il bénéficie actuellement dans le cadre de cette expérience-pilote de l’autonomie, encore inédite dans le pays.
Tout naturellement, autour d’un thé servi selon la tradition locale, les habitants évoquent avec une curiosité légitime les incertitudes liées au futur statut fiscal des provinces sahariennes sous autonomie, ainsi que l’étendue des responsabilités et des marges de manœuvre des autorités locales dans la gestion des territoires. Les échanges dérivent parfois vers des hypothèses sur les défis que pourraient engendrer les nouvelles politiques spécifiques qui y seront mises en œuvre.
Interrogés par le journaliste britannique sur une éventuelle évolution du mode de vie des habitants à la suite de ce changement de statut, les réponses fusent sans détour : il y a peu de chances de voir les traditions séculaires du quotidien, profondément enracinées, subir la moindre altération. Une réponse empreinte de clarté et de franchise.
Par Jalil Nouri












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