Le scénario d’une candidature unique semble se dessiner à quelques jours de l’élection d’un nouveau président. Cette option serait incarnée par le duo Tazi-Bachiri, bien placé, faute de concurrent, pour prendre les rênes de la confédération patronale après Chakib Alj.
Ce dernier, ne pouvant briguer un nouveau mandat, laisse ainsi la voie libre à une succession portée par un bilan empreint de sérénité. Sa principale qualité aura été d’éviter les turbulences et de préserver des relations apaisées avec les syndicats, contre vents et marées. En homme d’affaires avisé, le président sortant a su capitaliser sur les acquis de ses prédécesseurs, entretenir des liens solides avec le gouvernement et son chef, tout en enregistrant des avancées notables en matière de partenariats internationaux renouvelés.
Dans un registre différent et moins connu que celui du président sortant, le tandem Tazi-Bachiri met en avant un programme tout aussi ambitieux. Il doit toutefois composer avec un handicap : une présence institutionnelle moins affirmée et une expérience encore limitée dans la gestion des négociations sociales, souvent complexes et sous tension. D’autant que le dialogue social, peu amélioré sous l’équipe Akhannouch, demeure un défi majeur qui pourrait peser sur le prochain mandat.
Dans l’ensemble, le duo semble néanmoins bénéficier d’un a priori favorable auprès des membres de la CGEM appelés à voter. Une confiance qui pourrait toutefois être fragilisée par un contexte international incertain, notamment les répercussions du conflit dans le Golfe et ses effets potentiels sur les équilibres énergétiques, sources d’inquiétude pour l’ensemble du pays.
Par Jalil Nouri












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