De mémoire de supporter wydadi, jamais le club mythique n’est tombé aussi bas, tant sur le plan des performances que sur celui de la gestion, depuis l’arrivée d’Aït Menna aux commandes.
Ce dernier en a probablement tiré toutes les conséquences en décidant de se retirer, avec fracas, d’une présidence que l’ensemble du public fidèle à la célèbre enseigne rouge considère aujourd’hui, non sans amertume, comme un fiasco retentissant. La place modeste qu’occupe actuellement le club au classement de la Botola reflète cette chute, aggravée par un climat interne peu propice à la performance, dans une équipe minée par les clans et l’influence des agents de joueurs.
Et pour cause : une série de défaites rarement observée par le passé, malgré le recrutement de joueurs à prix d’or, comme Ziyech, sur décision exclusive du président. À cela s’ajoute une instabilité chronique au niveau du staff technique, avec trois entraîneurs successivement remerciés, faute de vision claire et de stratégie cohérente, souvent entravées par les interférences de la présidence. Au final, la mayonnaise n’a jamais pris.
Les Ultras ont longtemps fait preuve de patience, restant fidèles et optimistes dans leur soutien. Les adhérents, eux, ont entretenu l’espoir d’un redressement salvateur. Mais tous ont fini par se rendre à l’évidence : le Wydad des grandes heures est en péril, et il devient urgent de le sauver.
Selon plusieurs sources, le comité directeur et son président s’acheminent vers une démission lors d’une prochaine assemblée générale. Une décision qui intervient alors que l’urgence reste avant tout sportive : éviter le naufrage.
Aït Menna quitterait ainsi le Wydad comme il avait quitté, en pleine tourmente, son club de cœur, le Chabab Mohammedia, avec un sentiment persistant : celui d’un devoir inachevé.
Par Jalil Nouri












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