Pour le parti fondé par Allal El Fassi, les choses semblent désormais claires à l’approche des prochaines élections législatives de septembre : l’objectif prioritaire sera la victoire et la conquête de la primature, y compris à la tête d’une alliance pouvant inclure le Parti de la justice et du développement.
Pour Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal et candidat naturel à ce poste, les signaux du terrain et le contexte politique actuel laissent penser qu’avec quelques ajustements dans le choix des candidatures, l’Istiqlal pourrait sérieusement concurrencer, voire devancer, le Rassemblement national des indépendants et le Parti authenticité et modernité dans les urnes, quitte à les intégrer ensuite dans une future coalition gouvernementale.
Avec cette assurance affichée et malgré les propos conciliants adressés à ses alliés actuels au sein de la majorité sortante, le leader istiqlalien laisse transparaître ses ambitions. Derrière ce discours mesuré, il montre qu’il se tient prêt à saisir l’opportunité de réaliser un vieux rêve politique : devenir chef du gouvernement sous le règne du roi Mohammed VI et couronner ainsi une longue carrière publique. Les prochains mois permettront d’y voir plus clair.
Reléguant implicitement les islamistes à un rôle secondaire, Nizar Baraka estime toutefois qu’il n’existe pas de divergences fondamentales avec eux. Il considère même que les deux formations partagent des références religieuses communes ainsi qu’une vision convergente de la gestion des affaires publiques. En revanche, aucune évocation n’est faite des limites et des difficultés rencontrées lors des précédentes expériences gouvernementales du PJD, lesquelles ont fortement affaibli son influence politique et dispersé une partie importante de son électorat.
En filigrane, le RNI et le PAM semblent ainsi avertis : dans l’hypothèse d’une nouvelle majorité dictée par les résultats des urnes, et si l’Istiqlal venait à l’emporter, le parti pourrait imposer la présence de ministres islamistes dans l’exécutif. Un scénario qui alimente déjà les spéculations autour de possibles recompositions et arrangements politiques à venir.
Par Jalil Nouri












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