À l’approche des élections législatives prévues en septembre, un phénomène inhabituel semble prendre de l’ampleur : une campagne visant à salir la réputation des dirigeants des partis composant la majorité gouvernementale. Plus l’échéance électorale approche, plus tous les moyens, y compris les plus condamnables, semblent être utilisés pour tenter de les discréditer auprès des électeurs.
Trois responsables politiques ont récemment fait l’objet de fausses informations et de campagnes calomnieuses relayées sur les réseaux sociaux, touchant parfois même leurs familles. C’est notamment le cas de Fatima Zahra Mansouri, accusée d’avoir mis la main, avec des proches, sur plusieurs hectares près de Marrakech en profitant de sa position de maire de la ville.
L’autre formation de la majorité, Parti de l’Istiqlal, a également vu le nom de son secrétaire général, Nizar Baraka, traîné dans la boue sur les réseaux sociaux et dans certains médias qualifiés de “presse de caniveau”. Ce dernier a été faussement accusé d’avoir acquis un bien immobilier payé en espèces, une information rapidement démentie. Ses proches y voient une tentative de fragiliser les chances électorales de son parti à quelques mois du scrutin.
De son côté, le Rassemblement National des Indépendants, qui dirige actuellement la majorité gouvernementale, n’échappe pas non plus à cette vague d’attaques. Son nouveau dirigeant, Mohammed Chouki, présenté comme le successeur d’Aziz Akhannouch à la tête du parti, se retrouve lui aussi confronté à une campagne jugée orchestrée par des adversaires politiques.
Dans les milieux proches de la majorité, certains soupçonnent l’existence d’une “main invisible” liée à une formation de l’opposition, réputée pour s’appuyer sur une armée d’activistes numériques mobilisés pour influencer le débat public. Des accusations qui interviennent dans un climat politique déjà tendu, où les échanges entre majorité et opposition deviennent de plus en plus virulents.
Les enquêtes en cours devraient permettre d’identifier les auteurs et les relais de cette vaste campagne de diffamation et de dénigrement. En attendant, Fatima Zahra Mansouri a déjà engagé des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées dans ce qu’elle considère comme une opération de manipulation portant atteinte au processus démocratique.
Par Jalil Nouri












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