Si les responsables des médias publics, télévisions, radios et agence de presse MAP réunis, ont bien été reçus par le ministre de l’Intérieur dans le cadre des préparatifs des élections législatives du mois de septembre, lesquelles s’annoncent marquées par l’abstention ou, du moins, par une participation moins importante que celle souhaitée par l’Intérieur, il n’en va pas de même pour les médias privés, qui semblent rester dans une posture attentiste.
Cette attitude contraste avec la mobilisation observée lorsqu’il s’agit de réclamer avec insistance des subventions, particulièrement du côté de la presse écrite. Il a fallu que les ministres de l’Intérieur et de la Communication secouent le cocotier face aux patrons des médias publics. Le ton employé a été direct : il faut bouger afin d’obtenir une large participation devenue indispensable à la réussite de ces élections, pour lesquelles le pays place la barre très haut en 2026, tout en appelant les partis politiques à faire de même.
La réunion tenue ce vendredi avait précisément pour objectif d’inviter les médias à faire preuve d’un engagement plus poussé et d’une créativité originale afin de commencer, sans plus attendre, à accompagner médiatiquement la campagne officielle déjà entamée pour encourager l’inscription d’une partie de l’électorat jeune, puis, plus tard, appeler à l’accomplissement du devoir électoral. On peut désormais parier sur une réaction immédiate afin de voir si le message des ministres présents a bien été compris et traduit dans les faits.
Mais du côté des médias privés, l’emballement ne semble pas être à l’ordre du jour, et pour cause. La tentation serait grande de conditionner cette mobilisation pour une cause civique d’utilité publique au déblocage parallèle de subventions. Pourtant, il sera compliqué pour l’ensemble des supports médiatiques de s’entendre sur une conception commune et une diffusion coordonnée des capsules audiovisuelles de sensibilisation ainsi que des encarts dans la presse écrite.
Le lancement de cette campagne ne sera donc pas aussi évident que pour les médias publics, appelés à être plus réactifs puisqu’ils sont financés par l’argent du contribuable.
Il faudra désormais attendre ce lancement avec intérêt afin de savoir qui fera quoi, et comment, pour que les enjeux de ces élections soient réellement compris par l’ensemble des Marocains.
Par Jalil Nouri












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