La compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair a tiré la sonnette d’alarme face à une dégradation de ses perspectives financières, imputant la situation à la flambée des prix du carburant et à l’incertitude des consommateurs générée par le conflit en Iran.
Dans ses dernières communications, la compagnie a indiqué que les prix des billets ont reculé ces dernières semaines en réaction aux tensions au Moyen-Orient, et anticipe désormais une baisse moyenne à un chiffre pour le premier trimestre de son exercice fiscal, jusqu’à fin juin. Pour l’été, Ryanair a également revu ses prévisions à la baisse, tablant désormais sur une stabilité générale des tarifs entre juillet et septembre, là où elle anticipait auparavant une légère hausse sur la même période.
Son directeur général Michael O’Leary a expliqué ce retournement par la conjonction de plusieurs facteurs : la hausse des prix du pétrole, les craintes de pénurie de carburant et le risque que l’inflation ne finisse par peser sur les dépenses des ménages.
Sur le plan opérationnel, si Ryanair a sécurisé 80% de ses besoins en carburant à des prix fixes, les 20 % restants ont vu leur coût « augmenter fortement » du fait du conflit régional. La compagnie a prévenu que si les prix du pétrole se maintiennent à leurs niveaux actuels, ses coûts globaux pourraient progresser d’un pourcentage « moyen à un chiffre » sur l’exercice 2026-2027.












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