Comme un malheur n’arrive jamais seul, l’illustration de cette croyance populaire semble aujourd’hui frappante avec l’apparition simultanée de deux débuts d’épidémies qui font craindre le pire au ministère de la Santé.
Ce dernier n’est d’ailleurs pas le seul concerné. D’autres secteurs doivent également composer avec la crainte de voir une contamination atteindre le territoire marocain en raison de l’ouverture du Royaume sur le monde, au même titre que tous les pays traversés par des voyageurs en provenance de régions à risques, notamment d’Europe pour le Hantavirus et d’Afrique centrale où l’épidémie d’Ebola commence à réapparaître avec de nouveaux cas signalés en République démocratique du Congo.
Les Marocains connaissent déjà bien cette dernière maladie pour s’y être préparés lors de sa première apparition. En revanche, concernant les premiers cas de Hantavirus, les autorités sanitaires restent sur le qui-vive et se disent prêtes à réagir rapidement dès l’apparition d’un cas suspect. Un scénario qui demeure possible, mais détectable grâce à un dispositif de veille sanitaire et de traçage dont l’anticipation et l’efficacité ont déjà été démontrées par le passé.
Reste toutefois la période sensible des vacances d’été, marquée par l’arrivée croissante de millions de touristes et de voyageurs, ce qui augmente naturellement les risques sanitaires et impose un renforcement de la vigilance, de la prévention et de la mobilisation afin d’éviter tout relâchement.
Se pose également la question de l’adhésion des Marocains à une éventuelle campagne de vaccination, après les polémiques et les complications collatérales attribuées par certains aux vaccins contre le Covid-19, un épisode encore présent dans les mémoires et parfois même dans les corps.
Par Salma Semmar












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