Un mandat d’arrêt de la CPI contre le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich
Une information exclusive publiée par Middle East Eye affirme que le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) aurait demandé un mandat d’arrêt contre le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich.
Selon le média panarabe basé à Londres, cette demande aurait été introduite le mois dernier pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés, notamment le crime d’« apartheid » — ce qui constituerait une première dans ce dossier — commis à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie occupée.
Middle East Eye affirme également qu’un examen serait en cours concernant « la possibilité de deux autres demandes de mandat d’arrêt », dont l’une viserait un autre ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir, même si ces requêtes n’auraient pas encore été officiellement déposées.
Le site rappelle que si les juges de la CPI valident ce mandat, Smotrich deviendrait le troisième responsable israélien visé par la justice internationale après Benyamin Netanyahou et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Les mandats d’arrêt visant ces deux derniers avaient déjà provoqué une vive réaction d’Israël et des États-Unis, marquée notamment par des menaces, des sanctions financières et des restrictions de visas contre certains magistrats de la CPI sous l’administration Trump.
Opération de déstabilisation
Ces révélations interviennent alors qu’un rapport de l’ONU, publié lundi 18 mai et relayé par Arab News, appelle Israël à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir des actes pouvant relever du « génocide » à Gaza. Le document évoque également des signes de « nettoyage ethnique » dans l’enclave palestinienne ainsi qu’en Cisjordanie.
Parallèlement, Israël et certaines de ses stratégies d’influence en France font l’objet d’une enquête conjointe menée par les journaux Libération et Haaretz. Les deux médias reviennent sur une présumée opération de déstabilisation révélée en mars dernier par Le Monde, visant notamment La France insoumise et deux de ses candidats.
Le premier, Sébastien Delogu, candidat à la mairie de Marseille, aurait été ciblé par de fausses accusations de viol et de violences, ainsi que par des images truquées générées par intelligence artificielle. Le second, François Piquemal, candidat à Toulouse, aurait notamment fait l’objet d’une campagne numérique dénigrant son bilan de conseiller municipal.
L’enquête des autorités françaises aurait identifié une société baptisée « BlackCore » comme principal suspect. Libération et Haaretz, après analyse de son empreinte numérique, affirment avoir remonté la piste jusqu’à une autre entreprise, « Galacticos », détenue par deux personnalités issues du renseignement et du secteur technologique israélien, lesquelles démentent toutefois tout lien avec BlackCore.
Si Israël rejette toute accusation d’ingérence dans la vie politique française, son mécontentement envers Paris n’est plus un secret depuis la reconnaissance de l’État palestinien par la France l’année dernière. La prochaine réunion prévue en France le 12 juin pour relancer la solution à deux États est d’ailleurs présentée avec scepticisme par le Jerusalem Post.
« Macron emprunte une voie maintes fois explorée. Depuis des décennies, les dirigeants français tentent de positionner la France comme un acteur majeur dans la résolution du conflit israélo-palestinien. Leurs initiatives se sont invariablement révélées inefficaces », écrit le quotidien israélien.
Avec France 24












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