La jeune artiste marocaine Rym Fekri se retrouve au cœur d’un débat qui divise les réseaux sociaux, après avoir annoncé que sa famille et elle avaient pris la décision de renoncer au sacrifice de l’Aïd Al-Adha. Une déclaration qui a suscité autant d’empathie que de controverse.
Fekri a tenu à préciser que ce choix ne procède ni d’une volonté de rompre avec les traditions ni d’une légèreté vis-à-vis des rites religieux. Il est le fruit d’une blessure profonde ancrée dans la mémoire familiale : le père de l’artiste est décédé un jour d’Aïd, transformant à jamais cette fête en journée de deuil pour les siens. Face à la douleur que ravive chaque année cette date, la famille a opté pour une alternative empreinte de générosité, en acquérant un mouton qu’elle offre directement en aumône aux personnes dans le besoin, sans que les manifestations de liesse et de sacrifice ne franchissent le seuil du foyer.
Cette confession a déclenché deux courants d’opinion distincts sur les plateformes numériques. D’un côté, nombreux sont ceux qui ont exprimé leur compréhension et leur soutien, estimant que la douleur du deuil est une réalité humaine légitime et que faire don de l’animal sacrificiel aux plus démunis demeure un acte noble traduisant les valeurs de solidarité de l’islam. De l’autre, certains internautes ont considéré que l’accomplissement des rites religieux et le dépassement de la souffrance constituent une voie spirituellement plus élevée, surtout lors d’occasions aussi sacrées.












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