Fortement impressionné par les grandes villes et capitales découvertes lors de ses déplacements privés et de ses visites officielles, comme Abou Dhabi aux Émirats arabes unis, le roi Mohammed VI y a puisé une véritable source d’inspiration pour l’avenir de la capitale, Rabat. Les changements et les grands projets d’aménagement allant dans ce sens se sont alors imposés, notamment avec la reconfiguration des berges du fleuve Bouregreg, la construction du Théâtre Royal de Rabat et le choix du grand groupe marocain FinanceCom pour la construction et la gestion de la plus haute tour du pays.
Il faut savoir que bien avant cela, le père de notre souverain, le regretté Hassan II, avait ordonné à son groupe ONA, la construction, dans les années 1990, des plus hauts buildings de l’époque : les tours jumelles du Twin Center. Cet empire financier royal avait même envisagé de relier les deux tours de l’ensemble immobilier par une passerelle afin de former la lettre « H », en référence à l’initiale du roi, avec une vue directe depuis les étages supérieurs sur la Mosquée Hassan II, après l’élargissement du boulevard Zerktouni voisin pour en faire le cœur battant de la ville. Mais le projet architectural final sera réalisé sans cette version initiale, probablement sur décision personnelle du souverain.
Le scénario s’est répété pour la Tour Mohammed VI de la capitale, à laquelle le roi Mohammed VI a accepté de donner son nom. Sa conception, ainsi que l’approbation de son modèle économique, visaient à en faire une locomotive de la transformation de la vallée du Bouregreg, dont l’avenir se redessine progressivement avec, éventuellement, d’autres tours qui pourraient venir s’y ajouter. Le souverain se penchera personnellement sur les plans et maquettes, formulant des remarques qui conduiront à plusieurs reconfigurations durant et après le projet, ainsi que dans ses environs, afin d’en faire un centre névralgique créateur de richesses à la place de terrains longtemps abandonnés, tout en préservant le cadre originel.
La Tour Mohammed VI, dont la construction, la conception et l’esthétique ont été confiées au groupe FinanceCom du milliardaire Othman Benjelloun, traduit la volonté de modernité du roi Mohammed VI. L’objectif est de faire de cet espace ouvert sur le monde et tourné vers l’avenir une véritable fourmilière du business et du tourisme de luxe, valorisant toute la capitale et ses alentours, afin qu’elle ne soit plus seulement un simple centre administratif vivant au rythme des horaires de bureaux, mais le véritable cœur battant du Maroc.
Par Jalil Nouri



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