Plusieurs présidents de communes pourraient bientôt se retrouver dans le viseur de la justice, à la suite de révélations portant sur des marchés publics, des études techniques présumées fictives et des soupçons de dilapidation de fonds publics. L’affaire intervient après la condamnation de l’ancien ministre Mohamed Moubdii, et met en lumière le rôle d’un bureau d’études déjà cité dans plusieurs dossiers sensibles.
Selon certains les éléments , ce bureau aurait bénéficié de marchés portant sur des montants considérables dans plusieurs régions du Royaume, notamment dans des communes relevant de Khémisset, Sidi Bennour, Casablanca-Settat et Fès-Meknès. Ces contrats étaient souvent liés à des programmes de mise à niveau urbaine, censés améliorer les routes, l’éclairage public, les espaces verts, les places publiques et les équipements collectifs.
Mais derrière ces projets, des rapports d’inspection auraient relevé de graves anomalies : exclusion injustifiée de concurrents, attribution de marchés à des entreprises insuffisamment qualifiées, paiement de travaux non conformes, absence de sanctions contre les retards, ou encore validation de prestations avant même leur réalisation.
Plus inquiétant encore, certaines communes auraient engagé des sommes importantes pour des études restées sur le papier, concernant parfois des projets qui n’ont jamais vu le jour. Ces pratiques auraient transformé des programmes de développement local en véritables circuits d’enrichissement illicite.
Le dossier concerne des enveloppes publiques importantes. Les programmes de mise à niveau urbaine auraient mobilisé près de 80 milliards de dirhams, dont une contribution d’environ 30 milliards de la Direction générale des collectivités territoriales.
Le ministère de l’Intérieur et les juridictions financières poursuivent leurs contrôles. Des dizaines de dossiers pourraient être transmis aux tribunaux chargés des crimes financiers.



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