Passés les trois jours d’examens, les candidats n’ont désormais plus que deux souhaits en attendant le verdict final : se reposer et, surtout, oublier les conditions pénibles et parfois extrêmes dans lesquelles se sont déroulées les épreuves dans certains centres d’examen.
Car, de mémoire de candidats et de parents, jamais un tel désordre n’avait été observé dans les salles. En cause, les interventions intempestives d’équipes chargées de rechercher les smartphones interdits en pleine épreuve, perturbant la concentration et le calme indispensables au moral des élèves durant cette période de forte tension.
Lors de ces visites-surprises, menées parfois de manière improvisée et sans discernement pour débusquer d’éventuels fraudeurs, les responsables des opérations, munis de détecteurs sonores, ont souvent agi sans les précautions requises. Les échanges bruyants avec les surveillants et les allées et venues répétées ont contribué à créer une atmosphère peu propice à la sérénité nécessaire dans une salle d’examen.
Informés de cette situation jugée inacceptable, de nombreux parents ont vivement protesté et se sont rendus dans plusieurs centres afin de réclamer l’arrêt de ces opérations de contrôle visant à détecter téléphones portables, tablettes, oreillettes et autres dispositifs électroniques susceptibles d’être utilisés pour la triche. Une démarche d’autant plus contestée qu’elle se serait révélée largement inefficace.
Il faut en effet savoir que le ministère de l’Éducation nationale avait prévu l’affectation d’un seul détecteur de nouvelle génération par centre d’examen, alors qu’il en aurait probablement fallu un par salle. Encore aurait-il fallu que ces appareils soient confiés à des agents correctement formés et familiarisés à leur utilisation avant le début des épreuves.
On est donc loin des conditions qui auraient permis de rendre les examens moins stressants. Au contraire, certaines épreuves ont été interrompues en cours de déroulement par des contrôles inopinés qui ont accentué la pression sur les candidats. Une situation qui laisse penser que certains responsables ont sous-estimé le niveau de stress auquel sont déjà confrontés les élèves du baccalauréat, dans un contexte où la concentration devrait être garantie à 100 % du début à la fin de chaque épreuve.
Par Jalil Nouri












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