Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a défendu avec fermeté les indicateurs économiques présentés par l’exécutif, estimant que les chiffres de croissance « ne peuvent être lus que d’une seule manière » lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte réel. Une réponse directe aux critiques visant l’action gouvernementale et sa capacité à améliorer la situation économique du pays.
Selon le gouvernement, l’économie nationale poursuit une trajectoire positive, malgré un contexte international difficile marqué par l’inflation, les tensions géopolitiques et les effets persistants de la sécheresse. L’exécutif met en avant la progression de plusieurs secteurs stratégiques, notamment le tourisme, l’investissement, l’industrie et les exportations.
Le secteur touristique reste l’un des principaux motifs de satisfaction. Après avoir accueilli 17,4 millions de visiteurs en 2024, le Maroc a franchi un nouveau palier en 2025 avec près de 20 millions de touristes, soit une hausse d’environ 14 %. Les recettes touristiques ont également atteint un niveau record, dépassant 124 milliards de dirhams à fin novembre 2025. Cette dynamique s’est poursuivie en 2026, avec 7,7 millions d’arrivées enregistrées à fin mai, en progression de 7 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Pour Baitas, ces performances ne sont pas le fruit du hasard. Elles traduisent, selon lui, les efforts engagés pour renforcer la connectivité aérienne, améliorer l’offre touristique, promouvoir la destination Maroc et accompagner les professionnels du secteur. Le gouvernement estime que le Royaume est désormais en avance sur ses objectifs et pourrait atteindre plus rapidement que prévu le cap des 26 millions de visiteurs fixé à l’horizon 2030.
Au-delà du tourisme, l’exécutif défend également les résultats obtenus en matière d’investissement et de grands chantiers économiques. Le porte-parole du gouvernement insiste sur la nécessité de lire les chiffres avec objectivité, loin des interprétations politiques ou partisanes.
Reste que cette lecture positive ne suffit pas à effacer les attentes sociales. Pouvoir d’achat, emploi, santé, éducation et disparités territoriales demeurent au cœur des préoccupations des citoyens. Le défi du gouvernement sera donc de transformer cette croissance affichée en amélioration concrète du quotidien des Marocains.



Contactez Nous