Le match nul entre le Maroc et le Brésil (1-1), samedi au MetLife Stadium, n’a pas seulement marqué l’entrée des Lions de l’Atlas dans le Mondial 2026. Il a aussi confirmé, aux yeux des Brésiliens eux-mêmes, que le Maroc n’est plus une belle surprise du football mondial, mais une véritable puissance installée.
Dans le camp auriverde, le ton était lucide après la rencontre. Carlo Ancelotti, sélectionneur du Brésil, n’a pas cherché d’excuses. Selon lui, son équipe a mal débuté, avec trop de nervosité, un bloc déséquilibré et des erreurs techniques inhabituelles. Il a reconnu que le Maroc avait mis le Brésil en difficulté par son intensité, sa discipline et sa capacité à sortir vite en contre-attaque. Pour le technicien italien, la Seleção devra montrer un autre visage lors des prochains matchs.
Dans le vestiaire brésilien, Danilo a livré l’un des constats les plus forts. Le défenseur aurait admis, en substance, que le Brésil pouvait presque s’estimer heureux de rentrer aux vestiaires à 1-1, tant le Maroc avait dominé certaines séquences du premier acte. Une déclaration qui en dit long sur l’impression laissée par les Lions, portés par un pressing agressif et un but d’Ismaël Saibari.
Autre voix respectée, Romário a lui aussi reconnu la qualité de la prestation marocaine. L’ancien champion du monde a estimé que le nul restait finalement un résultat acceptable pour le Brésil, car le Maroc avait été supérieur sur une grande partie du match. Dans la presse brésilienne, cette lecture a été largement partagée : plusieurs analyses ont pointé une Seleção bousculée, dépendante d’un éclair de Vinícius Jr pour éviter une entrée ratée.
Les médias brésiliens ont insisté sur les failles défensives, les pertes de balle et la difficulté du Brésil à contrôler le milieu. UOL a parlé d’un Brésil sauvé par un « éclair » individuel, tandis que Globo a souligné l’anxiété et l’insatisfaction visibles dans le camp brésilien.
Pour le Maroc, ce nul a donc valeur de message : face au Brésil, les Lions n’ont pas subi. Ils ont joué, osé, pressé et parfois dominé. La planète football est prévenue.
M.Rouane



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