Un vent de modération semble souffler sur le Parti de l’Istiqlal et son leader, Nizar Baraka, à l’approche des élections législatives prévues en septembre prochain.
À bien lire le communiqué final publié à l’issue des travaux du Conseil national de la formation de la Balance, qui détaille les dernières orientations de sa stratégie électorale, il apparaît clairement que la direction du parti a quelque peu mis en veille son ambition de se classer première afin de diriger la prochaine majorité et le gouvernement qui en découlera.
Préférant adopter une attitude attentiste et voir venir les événements face à la montée en puissance du PAM, bien décidé à ne pas laisser passer cette opportunité de remporter les élections, dans un contexte marqué par un début d’effacement du RNI après le départ d’Aziz Akhannouch, l’Istiqlal préfère rester à l’affût des opportunités qui pourraient se présenter. Son objectif semble être de décrocher, en position de force, un maximum de portefeuilles au sein d’un futur Exécutif de centre-droit, avec un statut privilégié de numéro deux pour son secrétaire général et celui de principal allié au sein de la future coalition gouvernementale.
Pour le reste, le parti de Nizar Baraka, plus vigilant que jamais, s’est longuement penché sur sa nouvelle plateforme politique et les grands axes de sa stratégie électorale, sans toutefois trop insister sur les défis à relever ni sur ses ambitions électorales.
Dans le programme qu’il entend proposer aux électeurs, l’Istiqlal a choisi de mettre l’accent sur des sujets d’actualité à fort pouvoir mobilisateur et fédérateur, avec en tête la lutte contre la spéculation, la protection du pouvoir d’achat et la défense des intérêts des citoyens, des thématiques qui semblent aujourd’hui au cœur de ses préoccupations.
Par Jalil Nouri












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