Alors que le prix du pétrole brut sur les marchés internationaux est revenu à des niveaux comparables à ceux observés au début du mois de mars 2026, de nombreux automobilistes marocains s’interrogent : pourquoi le gasoil reste-t-il affiché autour de 13,50 dirhams le litre alors qu’il se vendait à près de 10,80 dirhams quelques mois auparavant ?
La question mérite d’être posée tant l’écart semble difficile à comprendre pour le consommateur.
En mars dernier, lorsque le Brent évoluait dans une fourchette proche des niveaux actuels, les prix à la pompe étaient nettement plus bas. Aujourd’hui, malgré le reflux du pétrole après les tensions géopolitiques du printemps, les réductions appliquées par les distributeurs apparaissent limitées et progressives.
Pour de nombreux observateurs, cet écart alimente les soupçons d’une marge commerciale devenue particulièrement confortable pour les sociétés de distribution. Depuis la libéralisation du secteur des hydrocarbures en 2015, les prix ne sont plus encadrés par l’État. Les opérateurs fixent librement leurs tarifs en fonction de leurs coûts, de leurs stocks, de leur stratégie commerciale et de leurs objectifs de rentabilité.
Les professionnels du secteur avancent plusieurs explications : achats de stocks à des prix élevés lors de la flambée du pétrole, coûts logistiques, transport, stockage, fluctuations du dollar, fiscalité ou encore charges d’exploitation. Pourtant, ces arguments peinent parfois à convaincre les consommateurs qui constatent que les hausses sont souvent répercutées immédiatement, alors que les baisses semblent prendre davantage de temps à se matérialiser.
Cette situation relance également le débat sur les conclusions du Conseil de la concurrence, qui avait déjà pointé du doigt des pratiques susceptibles de limiter la concurrence réelle entre certains acteurs du marché.
Au-delà des considérations techniques, une interrogation demeure : lorsque le baril grimpe, le consommateur paie rapidement la facture. Lorsque le baril redescend, pourquoi le soulagement n’est-il jamais aussi rapide ni aussi important ?
Dans un contexte marqué par l’inflation et l’érosion du pouvoir d’achat, cette question est devenue un véritable sujet de société. Et tant que les mécanismes de fixation des prix resteront opaques aux yeux du grand public, le doute continuera d’alimenter la polémique.












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La réponse est si bien mentionnée dans l’article l’argument du stock n’est évoqué que dans un seul sens . Un secteur rentier protégé qui fait malheureusement beaucoup de mal à l’économie nationale .