L’arrivée, encore non officielle, de Faouzi Lakjaâ au PAM continue d’alimenter les spéculations. Malgré le démenti pour le moins ambigu de l’intéressé, cette hypothèse s’impose progressivement comme le feuilleton politique de l’été, au grand bonheur des observateurs, politologues et journalistes.
L’élément nouveau de cette journée est la mise en lumière du lien qui unit le ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football à Fatima Saadi, actuelle troisième personnalité de la direction du Parti Authenticité et Modernité. Enseignante-chercheuse, doctorante, originaire du Rif, ancienne parlementaire et ex-secrétaire générale du PAM à l’époque d’Abdellatif Ouahbi, elle n’est autre que l’épouse de Faouzi Lakjaâ, un détail méconnu d’une grande partie de l’opinion publique, y compris dans les cercles politiques.
Bien qu’il relève de la sphère privée, cet élément n’est pas sans intérêt politique. Il permet notamment de s’interroger sur les raisons qui pourraient conduire l’une des personnalités les plus courtisées par les partis de la majorité à privilégier le PAM plutôt que le RNI. La position occupée par son épouse au sein du parti pourrait avoir joué un rôle dans ce choix supposé, en lui facilitant l’intégration et en préparant le terrain à une éventuelle arrivée, donnant ainsi davantage de crédit à la rumeur.
Les spéculations ne s’arrêtent pas là. L’hypothèse de voir Faouzi Lakjaâ prendre les rênes du PAM après les prochaines élections, à l’occasion d’un congrès extraordinaire, gagne également en consistance. Il pourrait alors s’appuyer sur l’expérience d’une ancienne secrétaire générale maîtrisant parfaitement les rouages du parti, ses équilibres internes et ses réseaux d’influence.
Un autre élément vient renforcer cette lecture. La présence de Fatima Saadi, aux côtés de Fatima-Zahra Mansouri si celle-ci demeure à son poste, ainsi que de Mehdi Bensaïd dont l’influence semble appelée à croître, pourrait permettre à Faouzi Lakjaâ d’être déchargé d’une partie des contraintes liées à la gestion quotidienne du parti.
Cette configuration lui laisserait davantage de latitude pour se consacrer à ce que certains présentent déjà comme son véritable objectif : briguer la tête du futur « gouvernement du Mondial ». Aux yeux de ses partisans, difficile de trouver un profil mieux armé pour piloter les grandes échéances à venir, marquées par d’importants enjeux économiques, financiers et organisationnels. Un domaine dans lequel Faouzi Lakjaâ bénéficie d’une expertise reconnue aussi bien au Maroc qu’à l’international.
Par Jalil Nouri












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