Après ce premier tour de chauffe, seize équipes sur quarante-huit sont éliminées et vont rentrer au pays.
En vérité, honnêtement, ce premier tour n’est plus vraiment un tour de chauffe comme on l’entendait auparavant, avec une flagrante différence de niveau entre les grandes équipes et les autres nations, déjà très heureuses de participer.
En effet, si l’on excepte la Tunisie, qui a déçu en ratant sa Coupe du monde, les équipes africaines ont montré un excellent niveau.
Ainsi, le Maroc, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, l’Algérie, la RDC, le Cap-Vert, le Ghana et le Sénégal seront au rendez-vous des seizièmes de finale.
À ce sujet, les Cap-Verdiens ont connu leur moment de gloire, pour leur première participation, en tenant notamment l’Espagne et l’Uruguay en échec.
La RDC a également été impressionnante en neutralisant le Portugal.
Il faut néanmoins bien comprendre que, face aux grosses cylindrées, les moindres détails se paient cash lors de duels de très haut niveau, comme l’a malheureusement démontré la Tunisie.
Pour les Lions de l’Atlas, le moment de vérité est désormais arrivé. On verra bien si les nôtres seront capables de confirmer leur nouveau statut et leurs ambitions de jouer dans la cour des grands, en figurant parmi les favoris de cette Coupe du monde.
Finalement, hormis l’overdose de football avec ces rencontres qui se prolongent jusqu’au bout de la nuit, une VAR qui semble parfois s’endormir, des esprits qui s’enflamment un peu trop vite et des polémiques qui prennent souvent des proportions démesurées, il faudra retenir, à mon sens, deux enseignements essentiels.
Le premier est que cette Coupe du monde confirme que la récente CAN 2026 organisée au Maroc était d’un très haut niveau. La preuve : des sélections comme le Ghana et le Cap-Vert, qui font aujourd’hui sensation en Amérique, n’avaient pourtant pas réussi à se qualifier pour cette Coupe d’Afrique des nations.
Le second est que, si les équipes africaines rivalisent désormais avec les meilleures sélections européennes et leur tiennent tête, il leur manque encore quelques petits détails en matière de rigueur tactique, de maîtrise des temps faibles et de discipline collective pour prétendre à beaucoup mieux.
Enfin, le facteur qui pourrait faire la différence cette année sera sans doute la fraîcheur physique. Les joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens risquent de payer une saison particulièrement éprouvante.
En effet, entre la Coupe du monde des clubs disputée l’été dernier, l’absence de véritable trêve estivale et l’enchaînement des compétitions nationales et continentales, le calendrier est devenu infernal.
On aime le football, mais les joueurs sont des êtres humains, pas des robots !
Par Hafid Fassi Fihri



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