La formation du PAM, qui se voit déjà à la tête du prochain gouvernement, ne semble pourtant pas préparer cette échéance dans les meilleures conditions. Une question est désormais sur toutes les lèvres : « Viendra, viendra pas ? », en référence à Fouzi Lakjaa, dont l’avenir politique suscite autant d’attente que son actualité sportive.
Une grande partie de l’activité et des préparatifs du parti en vue des prochaines élections semble suspendue à son éventuelle adhésion. Le scénario évoqué est déjà bien établi : rejoindre le PAM à son retour de la Coupe du monde, être élu au Parlement sous ses couleurs, intégrer ensuite le Bureau politique avant d’être coopté au sein de la direction. Tout paraît se préparer autour de ce parachutage annoncé et des décisions majeures qui pourraient en découler, dans l’attente fébrile des militants et des bases du parti.
Un premier signal est venu renforcer cette impression avec le report, à la dernière minute et sans nouvelle date, de la réunion du Conseil national. Aucune explication officielle n’a été fournie. Pour beaucoup, ce contretemps serait dicté par l’agenda de celui que certains présentent déjà comme l’homme providentiel. Pourtant, il convient de rappeler que Fouzi Lakjaa n’a toujours pas annoncé officiellement son arrivée au PAM. Devenu un véritable secret de Polichinelle, le président de la Fédération royale marocaine de football et ministre délégué chargé du Budget attend probablement le moment opportun avant de faire le grand saut en politique partisane et d’ajouter une nouvelle responsabilité à un agenda déjà particulièrement chargé.
Entre ses fonctions à la tête du football national, son rôle central dans l’organisation de la Coupe du monde 2030, son portefeuille ministériel particulièrement stratégique et les spéculations persistantes qui le présentent comme un possible futur chef du gouvernement, beaucoup s’interrogent. N’est-ce pas trop pour un seul homme ? Une telle concentration de responsabilités constituerait une situation quasiment inédite dans l’histoire politique du Maroc, même pour un haut serviteur de l’État dont les compétences sont largement reconnues.
Reste que cette éventuelle arrivée au PAM ne fait pas l’unanimité. Comme on pouvait s’y attendre, elle suscite également des réserves et des interrogations au sein du parti. Il faudra désormais attendre la tenue du Conseil national, à une date toujours inconnue, pour dissiper les incertitudes. En attendant, ce climat d’attente et de spéculations commence à lasser aussi bien les militants que les observateurs de la vie politique.












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