La situation s’aggrave dangereusement dans l’action menée par les avocats de tous les barreaux du pays pour protester contre la réforme proposée, contre leur avis, par le ministre de la Justice, Abdelatif Ouahbi, et en demander le retrait, objet de leur ressentiment.
Après plusieurs tentatives de calmer le jeu au Parlement en introduisant des amendements, toujours rejetés par les protestataires qui les jugent contraires à l’éthique et à la déontologie, les robes noires, qui viennent d’entamer une grève de plusieurs jours sans avoir obtenu une reprise de la médiation du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, ont annoncé, par la voix du président du groupement de leurs associations fédérées sous la bannière revendicative, que les avocats sont prêts à envisager des procédés extrêmes.
Sans avancer la moindre hypothèse ni la moindre piste, le porte-parole du mouvement a exigé, sur un ton dramatique et menaçant, un retrait pur et simple de cette réforme si leurs doléances ne sont pas prises en compte, si les changements contestés apportés par le texte du ministre ne sont pas définitivement enterrés et si, dernier point, des négociations directes ne sont pas engagées en présence des représentants de la profession pour parvenir à un accord cosigné par le chef du gouvernement et son ministre de la Justice, décrié et honni.
Si ces conditions ne sont pas réunies dans les plus brefs délais et n’aboutissent pas de manière consensuelle, les avocats entreront, on peut s’y attendre, dans une grève illimitée sur l’ensemble du territoire national, avec un durcissement de leur action sur la place publique, quoi qu’il en coûte, quitte à patienter dans le chômage technique de leurs cabinets jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement après les élections et, surtout, à la prise de fonction d’un nouvel interlocuteur au ministère de la Justice, différent de l’actuel.
Autrement dit, si ces revendications des avocats ne sont pas satisfaites dans les tout prochains jours, il faudra probablement s’attendre à une paralysie totale des tribunaux pendant plusieurs mois en raison de l’absence des avocats, et ce, au grand malheur des justiciables, particulièrement les Résidents marocains à l’étranger, qui n’ont que cette période de leurs vacances annuelles pour faire avancer leurs dossiers en instance.
Par Jalil Nouri












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Ne lâchez rien !!!
Un grand non à toutes nouvelles mesures législatives, réglementaires, institutionnelles, administratives, corporatives ou autres dont l’objectif et la portée viseraient de porter atteinte à l’Independance de la Profession ,laquelle profession comme chacun le sait s’inscrit dans la continuité de la mission dévolue à la Justice par le texte constotutionnel dans notre pays, il va de soi que toute atteinte à cette autonomie signifie une autre pour la constitution.
Les associations de défense des droits du citoyen doivent se mobiliser pour dénoncer ce chantage des avocats qui ne défendent que leurs intérêts catégoriels au détriment des intérêts de leurs clients. Déjà qu’ils ne jouissent pas d’une réputation reluisante!
Le dialogue et l’écoute valent mieux que l confrontation. Si les ministres ne sont pas capables de gérer cette crise. Le peuple n’a pas à faire les frais de cette confrontation. Si les affaires ne peuvent pas être plaides, notamment le tribunal de la famille, vous rendez vous bien compte de ce que l’ego peut produire comme désastre et malheur dans notre pays. Que de gâchis. Ne pas rendre justice, c est laisser place à l’injustice. Alors ne laisser pas le peuple dans cette situation. Le peuple d abord !!!!
Vive le Maroc et la justice libre, qui n’abandonne pas le peuple en raison des grèves !!!