À quelques semaines de la fin de son mandat, le gouvernement d’Aziz Akhannouch aborde l’ultime ligne droite avec une pile de dossiers aussi stratégiques que sensibles. Entre réformes structurelles, attentes sociales grandissantes et proximité des élections législatives, l’Exécutif joue une partie décisive. Les prochains mois seront déterminants pour tenter de transformer les engagements pris depuis 2021 en réalisations concrètes susceptibles de convaincre les Marocains.
Parmi les priorités figure la réforme des retraites, considérée comme l’un des chantiers les plus complexes. Les différents régimes connaissent des déséquilibres financiers croissants et plusieurs projections alertent sur l’épuisement des réserves de certains fonds dans les prochaines années si aucune mesure n’est engagée. Le gouvernement souhaite aboutir à une réforme concertée avec les partenaires sociaux afin d’assurer la pérennité du système, mais les discussions s’annoncent délicates tant le sujet touche directement aux droits des salariés, des fonctionnaires et des futurs retraités.
Autre dossier majeur : la consolidation de l’État social. Après le lancement de la généralisation de la protection sociale, de l’assurance maladie obligatoire et de l’aide sociale directe, le défi est désormais financier. Le coût de ces réformes augmente rapidement et impose à l’État de trouver un équilibre durable entre solidarité, maîtrise des dépenses publiques et croissance économique. Si les fondations du chantier sont saluées, leurs effets sur le quotidien des citoyens restent encore attendus par une partie de l’opinion publique.
L’éducation demeure également au cœur des préoccupations. Malgré les réformes engagées, les « Écoles pionnières », le dialogue avec les enseignants et les efforts consentis pour améliorer les conditions d’apprentissage, le secteur continue de souffrir de difficultés structurelles : déficit en ressources humaines, qualité des enseignements, gouvernance et inégalités territoriales. Le gouvernement espère démontrer, avant la fin de son mandat, que les transformations engagées porteront leurs fruits à moyen terme.
Le secteur de la santé constitue un autre test majeur. La modernisation des hôpitaux, le renforcement des ressources humaines et l’amélioration de l’accès aux soins restent des attentes fortes, alors que plusieurs régions continuent de dénoncer des insuffisances dans les infrastructures et les services hospitaliers.
À ces réformes s’ajoute le défi de l’emploi. Malgré des investissements importants et plusieurs programmes publics, la création de postes de travail demeure une préoccupation centrale, notamment pour les jeunes diplômés confrontés à un marché du travail encore insuffisamment dynamique. La lutte contre le chômage sera l’un des principaux critères d’évaluation du bilan gouvernemental.
À l’approche des élections, ces différents chantiers dépassent largement leur dimension technique. Ils sont devenus des enjeux politiques majeurs. La majorité cherchera à démontrer qu’elle a posé les bases d’un Maroc plus solidaire et plus moderne, tandis que l’opposition insistera sur les retards, les difficultés d’application et le pouvoir d’achat des ménages.
Les derniers mois de la législature s’annoncent ainsi comme une véritable course contre la montre. Entre impératifs économiques, exigences sociales et calculs électoraux, le gouvernement d’Aziz Akhannouch devra convaincre que les réformes engagées ne resteront pas de simples promesses, mais constitueront un héritage durable pour le Royaume.



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Je suis assez surpris. D’apres l’article, ce gouvernement va accomplir en quelques, mois ce qu’il n’a j
Je disais: ce qu’il n’a jamais entrepris en 5 ans pratiquement. De plus en gouvernement détient le record d’impopularité