Les déboires politiques reprennent de plus belle en cette période préélectorale, au point de placer le leader du PJD, Abdelilah Benkirane, dans un profond embarras avec le Cabinet royal.
Fanfaronnant devant des fidèles toujours moins nombreux à venir l’écouter, le week-end dernier à Essaouira, lors d’une tournée de mobilisation électorale, il a commis une nouvelle fois l’irréparable en agrémentant son discours de ses habituelles sorties de piste. Cette fois-ci, sa cible n’était autre que les conseillers du Roi et, comme par hasard, celui originaire de cette ville dont il ne connaît que peu de choses : André Azoulay.
En voulant égratigner ce dernier, le chef de la formation islamiste a tenu des propos sibyllins, allant jusqu’à généraliser ses attaques à l’ensemble des autres conseillers, notamment Fouad Ali El Himma. Il a affiché son indifférence à leur égard, affirmant ne parler qu’à leur supérieur, le Roi, une manière de les sous-estimer. Il a également nié avoir rencontré Fouad Ali El Himma par le passé et avoir été reçu à son domicile. Pourquoi donc avancer un tel mensonge et se dérober ainsi à la réalité politique ? Pourquoi avoir choisi ce terrain pour vendre son image d’opposant au régime, alors qu’il a largement profité de ses largesses ? Faire de ses relations avec le Palais un appât électoral, quoi de plus vil ?
S’étant certainement fait remonter énergiquement les bretelles après ce nouveau dérapage, l’auteur de tant d’excès a senti le vent tourner. Sur les conseils de son entourage, il s’est rapidement lancé dans une série d’excuses, regrettant ses propos avant de se justifier en affirmant, comme à son habitude, avoir été mal compris. Tout cela ne peut que traduire un manque de lucidité et de courage politique.
Par Jalil Nouri












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