Il fut un temps où de nombreux étudiants marocains rêvaient de poursuivre leurs études supérieures en France. Malgré des moyens financiers souvent limités, ce projet représentait pour beaucoup une formidable opportunité d’ascension sociale et d’ouverture sur le monde. Aujourd’hui, ce rêve semble s’estomper, laissant place, dans de nombreuses familles, à l’inquiétude, aux difficultés financières et parfois au renoncement.
Si les relations entre le Maroc et la France n’ont jamais été aussi étroites sur les plans diplomatique, économique et stratégique, il n’en demeure pas moins que les règles françaises applicables aux étudiants étrangers s’imposent à tous, sans distinction de nationalité. Le Premier ministre français, actuellement en visite au Maroc, ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre pour déroger à des dispositifs relevant de la législation et des politiques publiques françaises.
Avec la récente suppression de certaines aides, notamment celles liées au logement pour certaines catégories d’étudiants étrangers, de nombreux jeunes Marocains, comme d’autres étudiants internationaux, se retrouvent confrontés à des conditions de vie encore plus difficiles. Pour financer leurs études et faire face à l’augmentation constante du coût de la vie, ils sont souvent contraints de multiplier les petits emplois, au risque de compromettre leur réussite universitaire. Une équation particulièrement délicate pour ceux engagés dans des filières exigeantes, aux emplois du temps très chargés.
La hausse continue des loyers dans les grandes villes universitaires françaises, les garanties financières de plus en plus élevées exigées par les propriétaires, ainsi que l’augmentation des dépenses quotidiennes rendent le séjour de nombreux étudiants particulièrement précaire. Certaines familles ne parviennent plus à suivre financièrement, obligeant parfois leurs enfants à interrompre leur cursus et à rentrer prématurément au Maroc.
Face à cette situation, plusieurs voix plaident pour un renforcement des dispositifs d’accompagnement destinés aux étudiants marocains poursuivant leurs études à l’étranger. Elles estiment qu’un soutien financier mieux adapté au coût réel de la vie dans les pays d’accueil permettrait de préserver un vivier de compétences appelées, à terme, à contribuer au développement du Royaume.
À l’inverse, d’autres rappellent que le Maroc dispose aujourd’hui d’un réseau d’universités, de grandes écoles et d’établissements d’enseignement supérieur dont la qualité ne cesse de progresser. Pour eux, les jeunes disposent désormais d’alternatives nationales crédibles dans de nombreux domaines, réduisant progressivement la nécessité de s’expatrier pour bénéficier d’une formation de haut niveau.
Entre ces deux visions, une certitude demeure : poursuivre des études à l’étranger constitue aujourd’hui un défi financier de plus en plus important. Pour de nombreuses familles marocaines, la question n’est plus seulement celle du choix de l’université, mais bien celle de la capacité à assumer le coût d’un projet devenu, au fil des années, beaucoup plus onéreux.
Par Jalil Nouri












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Bonjour
Je pense qu’il faut utiliser la diaspora marocaine ( les MRE) avec une financière pourrait peut être la solution de logement.