Les milieux du football espagnol seraient en émoi après la diffusion d’informations selon lesquelles le président américain Donald Trump, réputé proche du Maroc et en désaccord avec le gouvernement espagnol sur plusieurs dossiers, mènerait des démarches auprès de la FIFA et de son président, Gianni Infantino, afin que la finale de la Coupe du monde 2030 ne se dispute pas à Madrid, mais au Grand Stade Hassan II, actuellement en construction au Maroc.
Si cette hypothèse venait à se confirmer, elle ne serait pas dénuée d’arrière-pensées politiques. Elle s’inscrirait dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Madrid, notamment autour de la présence des bases militaires américaines en Espagne, en particulier la base navale de Rota, près de Cadix, et la base aérienne de Morón, près de Séville.
Les divergences entre les deux pays portent également sur les dépenses militaires de l’Espagne au sein de l’OTAN ainsi que sur plusieurs dossiers de politique étrangère. Donald Trump a, à plusieurs reprises, critiqué la position de Madrid, laissant entendre que les États-Unis pourraient revoir certains aspects de leur coopération stratégique avec l’Espagne.
Dans ce contexte, plusieurs spéculations ont évoqué un éventuel renforcement de la coopération militaire entre Washington et Rabat, voire un redéploiement de certaines capacités américaines vers le Maroc. D’autres rumeurs sont allées jusqu’à évoquer un soutien américain plus affirmé aux positions marocaines sur différents dossiers régionaux. Aucune de ces hypothèses n’a toutefois été officiellement confirmée.
S’agissant de la Coupe du monde 2030, les spéculations autour d’une éventuelle préférence américaine pour le Grand Stade Hassan II alimentent déjà les débats en Espagne, où certains observateurs s’interrogent sur l’influence que pourraient exercer les rapports de force géopolitiques sur un événement sportif de cette envergure.
Une chose est certaine : les excellentes relations entretenues entre Rabat et Washington contrastent avec les tensions apparues ces derniers mois entre les États-Unis et l’Espagne sur plusieurs dossiers stratégiques. Reste à savoir si ces considérations politiques auront, un jour, la moindre incidence sur les choix de la FIFA concernant l’organisation de la finale du Mondial 2030, une décision qui relève officiellement des instances du football mondial.
Par Jalil Nouri



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