À quelques jours de la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Espagne et l’Argentine, la FIFA continue de surprendre avec une nouvelle initiative qui témoigne de sa volonté d’exploiter chaque moment fort du tournoi. Cette fois, c’est un rendez-vous jusque-là exclusivement réservé aux journalistes qui s’ouvre au grand public… à condition de mettre la main au portefeuille.
Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, les supporters pourront assister à la conférence de presse officielle précédant la finale. Organisée au Javits Center de New York dans le cadre du Fanatics Fest, elle réunira le président de la FIFA, Gianni Infantino, ainsi que les sélectionneurs des deux équipes finalistes.
Le concept reste toutefois bien encadré. Les spectateurs pourront suivre les échanges, mais ne disposeront d’aucun droit d’intervention. Les questions resteront l’apanage des journalistes accrédités, le public se contentant d’un rôle d’observateur privilégié.
Cette expérience inédite a naturellement un prix. L’accès est proposé à 81,54 dollars (près de 750 dirhams) pour un adulte et 26 dollars (environ 240 dirhams) pour un enfant. Les amateurs les plus passionnés pourront également opter pour une formule familiale donnant accès pendant quatre jours au festival, conférence comprise, moyennant 857 dollars, soit près de 8000 dirhams.
Cette nouvelle offre s’inscrit dans une stratégie commerciale de plus en plus assumée par la FIFA. Depuis le début de cette Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l’instance dirigeante du football mondial multiplie les innovations destinées à générer de nouvelles sources de revenus et à monétiser des expériences jusque-là gratuites ou réservées à des publics spécifiques.
Le Mondial 2026 aura ainsi vu apparaître des pauses publicitaires pendant les rencontres, la possibilité offerte aux supporters de faire afficher leur nom sur les écrans géants des stades contre rémunération, ou encore la mise en vente de morceaux de la pelouse de la finale, présentés comme des souvenirs de collection.
À cela s’ajoutent désormais des séances de photos payantes avec d’anciennes gloires et des figures marquantes de cette Coupe du monde. Selon The Times, une simple photo avec l’ancien international anglais Rio Ferdinand est facturée près de 148 euros, tandis qu’une rencontre avec le gardien cap-verdien Vozinha, l’une des révélations du tournoi, avoisine les 100 euros.
Pour la FIFA, cette diversification répond à une demande croissante des supporters désireux de vivre des expériences exclusives. L’organisation considère que le football moderne ne se limite plus aux 90 minutes disputées sur la pelouse, mais englobe désormais un ensemble d’événements susceptibles d’enrichir l’expérience du spectateur.
Cette évolution n’est cependant pas sans susciter des interrogations. Plusieurs observateurs estiment que l’instance mondiale pousse toujours plus loin la logique commerciale, transformant progressivement chaque instant du Mondial en produit marchand. Si ces nouveautés séduisent une partie du public, d’autres regrettent une compétition où l’aspect financier semble prendre une place de plus en plus importante.
Une chose est certaine : sous l’impulsion de Gianni Infantino, la FIFA ne manque jamais une occasion d’innover… et, surtout, de créer de nouvelles prestations payantes. Cette Coupe du monde 2026 confirme ainsi une tendance de fond : faire du Mondial non seulement le plus grand spectacle sportif de la planète, mais aussi une formidable machine économique où chaque expérience peut désormais devenir une source de revenus.












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