La guerre silencieuse qui se joue quotidiennement sur les routes marocaines continue de faire des ravages. Malgré le renforcement des contrôles routiers, les campagnes de sensibilisation et l’application du Code de la route, les accidents de la circulation demeurent l’une des principales causes de mortalité dans le Royaume.
Selon le dernier bilan communiqué par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), 28 personnes ont perdu la vie et 2.970 autres ont été blessées, dont 109 grièvement, dans 2.158 accidents de la circulation enregistrés en milieu urbain durant la semaine allant du 13 au 19 juillet. Des chiffres qui rappellent, une fois encore, que les routes marocaines restent le théâtre d’un lourd tribut humain.
L’analyse des causes de ces accidents révèle que les comportements humains demeurent, de loin, le principal facteur de risque. En tête des infractions figurent l’inattention des conducteurs, le non-respect de la priorité, les excès de vitesse, l’inattention des piétons, le non-respect des distances de sécurité ainsi que les changements de direction effectués sans signalisation. S’y ajoutent la perte de contrôle des véhicules, les manœuvres interdites, le non-respect des panneaux « Stop » et des feux rouges, la circulation à contresens, les dépassements dangereux et, dans certains cas, la conduite sous l’emprise de l’alcool.
Face à cette situation, les services de sécurité poursuivent leur politique de fermeté. Durant la même période, ils ont relevé 52.464 infractions au Code de la route, dressé 8.411 procès-verbaux transmis au parquet et perçu 44.053 amendes transactionnelles, générant plus de 9,5 millions de dirhams de recettes. Les opérations de contrôle ont également conduit à la mise en fourrière de 5.636 véhicules, au retrait de 8.411 documents administratifs et à l’immobilisation de 619 véhicules.
Au-delà des statistiques, ces chiffres traduisent une réalité préoccupante : la route continue de tuer chaque semaine des dizaines de Marocains et de laisser des centaines de familles endeuillées ou confrontées au handicap. Les spécialistes de la sécurité routière rappellent que la majorité de ces drames pourraient être évités grâce à des comportements plus responsables au volant et au respect scrupuleux des règles de circulation.
Si les efforts des autorités en matière de contrôle et de répression se sont intensifiés ces dernières années, ils ne suffiront pas à eux seuls à enrayer ce fléau. Une véritable culture de la sécurité routière, fondée sur l’éducation, la prévention et le civisme, apparaît plus que jamais indispensable. Car derrière chaque chiffre se cache une vie brisée, une famille meurtrie et un drame qui aurait souvent pu être évité.












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