Le tribunal de première instance de Tétouan a condamné cinq chauffeurs de grand taxi à six mois de prison ferme et 10 000 dirhams d’amende chacun. La justice leur reproche une complicité dans les récentes tentatives d’immigration clandestine vers l’enclave de Ceuta.
Cette décision a immédiatement provoqué l’indignation du bureau régional du Syndicat national des taxis (affilié à la FDT). Dans un communiqué, l’organisation dénonce un jugement disproportionné qui confond les obligations d’un transporteur privé avec les missions de contrôle réservées aux forces de l’ordre.
Selon le syndicat, les prévenus se sont contentés d’assurer des trajets habituels entre Tétouan et Fnideq, alors qu’aucune interdiction officielle de circuler n’avait été promulguée. L’organisation rappelle que les chauffeurs de taxi ne disposent d’aucun pouvoir juridique pour contrôler l’identité ou vérifier les motivations de leurs passagers.
La défense a annoncé qu’elle interjetait appel pour réclamer l’annulation des peines et la relaxe pure et simple des cinq professionnels.












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