L’Indonésie a été le théâtre d’un nouveau drame maritime ce mercredi après l’incendie soudain d’un ferry de passagers reliant l’île de Bali à celle de Lombok. Le sinistre a coûté la vie à une jeune femme de 19 ans, tandis que 172 passagers ont pu être secourus in extremis par les équipes de sauvetage. Il s’agit du deuxième accident majeur impliquant un navire dans la région en seulement quelques jours, remettant en lumière les failles persistantes de la sécurité maritime dans l’archipel.
L’alerte a été donnée en début de matinée alors que le navire faisait route vers le port de Lembar. Une opération de secours d’urgence a rapidement été déployée, mobilisant la marine indonésienne, des hélicoptères de surveillance ainsi que des embarcations civiles venues prêter main-forte. Parmi les rescapés évacués vers les côtes figuraint deux touristes australiens. Les témoignages de survivants font état d’un moment de vive panique où de nombreux passagers ont dû sauter à la mer munis de gilets de sauvetage pour échapper aux flammes.
Cet accident s’inscrit dans une série noire particulièrement inquiétante pour le secteur des transports indonésiens. À peine une semaine plus tôt, un autre navire avait été ravagé par les flammes au large de l’île de Java, entraînant la mort de cinq personnes. Un mois auparavant, le naufrage d’un ferry près de l’île de Selayar avait fait quatre morts et quatorze disparus, soulignant la fréquence dramatique de ces sinistres en mer.
Constituée de plus de 17 000 îles, l’Indonésie dépend de manière vitale du transport maritime pour ses habitants et ses millions de visiteurs. Cette récurrence d’accidents mortels met en cause des normes de sécurité laxistes, un manque de contrôle sur l’entretien et la capacité des navires, ainsi que des conditions météorologiques tropicales parfois imprévisibles. Face aux critiques croissantes, les autorités font face à une urgence absolue de réforme.



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