Ce n’est plus une promotion de plus, il s’agit d’un record unique dans les annales d’un commis de l’État. Qu’on en juge par cette pléthore de tâches d’extrême importance pour un volume surhumain de travail qui ne semble guère effrayer l’omniprésent Lakjâa.
Déjà ministre délégué au Budget, président de la Fédération de football, du Comité marocain de l’organisation de la Coupe du monde de football 2030, de sa Fondation dédiée à l’événement qu’il dirigera en chef d’orchestre, membre du Comité exécutif en charge du suivi financier, vice-président de la Confédération africaine de football, membre influent du Bureau politique de la formation du PAM, qui le prépare à diriger le prochain « Gouvernement du Mondial » si victoire électorale il y a le 23 septembre.
Comme s’il lui manquait une cerise sur le gâteau pour boucler la boucle et ajouter une énième corde à son arc, il vient d’être nommé, par décret gouvernemental signé par Akhannouch, comme président du Fonds de développement territorial intégré, dont la création a été validée en avril dernier en Conseil des ministres, une nouvelle institution stratégique pour piloter un chantier royal que le Souverain suivra de très près.
Pour Faouzi Lakjâa, il s’agit d’un signe de confiance dont peu de hauts fonctionnaires de l’État peuvent se prévaloir, qui consistera à superviser les orientations et les priorités retenues en matière de développement décentralisé, en disposant d’un budget de 210 milliards de dirhams sur 8 ans, pour lequel il aura la responsabilité des projets programmés dans les territoires éligibles et les régions concernées.
De même qu’il veillera à choisir et nommer les hauts responsables et représentants de l’autorité, les équipes constituées en commando, mobilisées à son rythme et à celui des programmes, qui l’accompagneront dans cette expérience-pilote dont le pays attend beaucoup. Mais aura-t-il le temps de porter toutes ces casquettes parallèlement et ne risque-t-il pas de trop disperser toutes ses forces en concentrant tant de rôles ?
Par Jalil Nouri



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J’en suis sûr si vous allez posé la question à Mr Lakjaa qu’elles sont vous fonctions dans l’Etat marocaine et ailleurs je pense qu’il ne pourra répondre il va certainement oublier une ou deux fonctions
C’est tout ce que tu as trouvé d’intelligent à dire. Quelle contribution… très utile !
Connaissez-vous la signification du mot lekjaa dans l’oriental et en Algérie ?
Il signifie tout simplement en darija du gharb marocain : laaraj, c’est-à-dire celui qui boîte.
Reconnaissons que M. Fouzi ou Faouzi ne boîte pas du tout, contrairement aux trois quarts de ses collègues ! Il est bien droit dans ses bottes ! Nul doute qu’il saura mener à bien les missions qui lui sont confiées, car il est entouré de collaborateurs triés sur le volet.