Les Marocains les attendaient pour voter en leur faveur, mais ils ne seront pas au rendez-vous, du moins en nombre significatif. Eux, malgré tous les encouragements de l’État, ces candidats SAP, sans appartenance politique et âgés de moins de 35 ans, ne sont qu’une infime minorité à se présenter aux élections législatives du 23 septembre, loin de la marée attendue avec les effets de la Gen Z.
Après la clôture des inscriptions des futurs élus au Parlement, il s’est révélé que la sauce des indépendants, ciblés pour apporter un bol de renouveau dans l’hémicycle, n’a pas pris, et cela pour plusieurs raisons dissuasives contenues dans la loi électorale, pourtant revue et corrigée en leur faveur.
En premier lieu, les 200 parrainages de membres de la société civile ou de membres de la population de la circonscription concernée dans laquelle se présente le candidat en question.
Ce premier obstacle dépassé, il fallait disposer des fonds nécessaires à la campagne électorale, soit 25 % du montant global seulement, les 75 % restants étant pris en charge par l’État, en signe clair d’encouragement.
Restait le plus difficile, à savoir choisir une circonscription où les chances d’arriver en tête restaient intactes. Chose rarissime, car il est difficile de pouvoir s’imposer dans une circonscription tenue par un professionnel des élections, bien installé et assuré de gagner dans son périmètre de prédilection après avoir remporté plusieurs scrutins.
Difficile de se frotter à ces montagnes bien enracinées depuis des années.
Les jeunes candidats, déçus par le manque de soutien de la part de leurs proches pour constituer le minimum du fonds de campagne indispensable, ainsi que par l’absence de promesses de vote en leur faveur, ont fini par jeter l’éponge et se retirer, mettant ainsi fin à leur rêve.



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